> Presse —> Vendredi 6 Novembre 2009 |
Vendredi 6 Novembre 2009: Ministres sur le terrain dépollué Environnement. Patrick Devedjian et Chantal Jouanno étaient hier après-midi au Havre pour y constater les effets du plan de relance sur un ancien site industriel. Hydrocarbures, métaux lourds, cuves, résidus divers... les 12 000 m² d'un site à vocation industrielle depuis plusieurs mois l'objet d'un nettoyage au peigne fin. Au coeur des quartiers sud du Havre où l'habitat, les espaces de loisirs, les lieux de vie laissent avantageusement la place aux hangars éventrés, le ministre de la Relance et la secrétaire d'État à l'Écologie sont venus arpenter l'un des deux terrains qui, dans le cadre du plan de relance du gouvernement, sont en cours de dépollution. Une mission plutôt délicate que la ville du Havre a confiée à la société HPC Envirotec, rue de Mulhouse. Antoine Rufenacht, le maire du Havre à piloté les deux ministres sur le site des anciennes serres municipales, en ville haute, non loin du quartier de la Mare Rouge. Pour chacun de ces terrains, la facture du nettoyage en profondeur (jusqu'à 2,50 m) s'élève à 1,3 millions d'€, financé à 50 % par l'Ademe via le plan de relance de l'Etat, 30 % par les fonds européens du Feder et 20 % par la Ville. Dans le fracas des pelleteuses, Antoine Rufenacht et sa première adjointe Aghathe Cathierre, chargée des grands projets, ont expliqué aux deux ministres que sur cette friche industrielle désaffectée depuis quinze ans, un programme de 120 logements - pour partie individuels - débutera dans les prochains mois. « Ici, on reconstruit la ville sur la ville », a annoncé fièrement l'élue havraise. « La ressource en sol est rare. A nous de la préserver », a rebondi Chantal Jouanno. « Nous avons devant nous un bel exemple. On parle ici d'écologie conjuguée au développement et à la croissance », a jugé la secrétaire d'État, avant de défendre vigoureusement les vertus environnementales du plan de relance annoncé début février par le Premier ministre. L'enchaînement était alors tout trouvé pour Patrick Devedjian. « Pour n euro engagé dans la dépollution, cinquante euros sont ensuite investis. L'effet de levier est considérable. Le Havre est une ville qui a saisi toutes les opportunités de notre plan », a martelé le ministre chargé du pilotage. Alors que les écologistes havrais stigmatisent l'abandon du principe de « pollueur-payeur » sur ces sites havrais, Patrick Devedjian a avancé le principe de l'urgence. « Si vous recherchez les responsabilités successives et que vous allez ensuite devant la justice, votre terrain commencera peut-être à être dépollué dans dix ans. Dans le contexte de la crise et du nécessaire renouveau des villes, c'est immédiatement qu'il faut agir ». Le maire du Havre opinait. Lancé en 2002, le grand chantier des quartiers sud devrait s'achever en 2014. (source Havre Libre)
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