> Actualité —>Sandouville: les conducteurs débrayent |
Lundi 10 Mai 2010:
Les conducteurs débrayent Social. Suivant le mouvement national une vingtaine de grévistes ont manifesté, hier, chez Norbert Dentressangle. Un camion garé en travers de l'entrée annonce le conflit social chez le transporteur Norbert Dentressangle, à Sandouville. La vingtaine de manifestants CFTC a donc suivi le mouvement national et intersyndical qui appelait à la manifestation l'ensemble des 179 sites en France. Débutée hier à 7 h, la grève, sans blocage du site, devait se poursuivre 24 heures avant d'être, éventuellement, reconduite. « Cette action montre notre mécontentement face à cette société qui a engagé 3000 licenciements l'an dernier. Des licenciements pour la plupart déguisés. Nous manifestons contre la précarité de nos emplois. On vire des Français pour mettre à notre place des gens des pays de l'Est. Nous voulons sensibiliser nos collègues et notre direction et dénoncer ces pratiques », lancent Gérard Perni, délégué syndical central CFTC. Concurrence Selon les grévistes, chacune des trois entités de transports qui forment le site havrais a été amputée de la moitié de ses salariés. Une affirmation que contredit totalement la direction du site. « Nous avons actuellement quasiment le même nombre de salariés sur ce site que l'an dernier. Nous n'avons pas eu de plan de licenciement récemment. Et il n'est pas question de mettre des conducteurs des pays de l'Est dans des camions français. Ces travailleurs étrangers conduisent des véhicules dédiés aux flux Est-Ouest », explique Pascal Panchout, directeur du site. Et de préciser que le mouvement local est très peu suivi. « Pour exemple, 100 % de nos salariés sédentaires étaient présents à leur poste. C'est un mouvement propre au seul syndicat CFTC », indique le directeur. Pressions Les manifestants évoquent aussi des pressions, voire du harcèlement quotidien. « Il n'y a plus de dialogue avec la direction », lancent-ils. Cette dernière tempère. « Nos clients nous obligent à pratiquer des prix de plus en plus bas. Nous demandons en effet à nos chauffeurs d'adapter leur conduite afin de réduire les frais de carburant ou de moins emprunter les autoroutes. Mais s'il y avait une telle pression, le turnover et les départs volontaires seraient chose courante. Ce n'est pas le cas. » Cette première grève annonce aussi le grand mouvement du 24 mai prochain, organisé par l'intersyndicale. M.-A. M. (source le havre libre)
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