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Jeudi 18 Février 2010:

 

Total : les salariés sont prêts à fermer les vannes

social. A Gonfreville, comme dans toutes les raffineries de France, la grève de 48 h prévue initialement se durcit.

Le mouvement de grève lancé dans les six raffineries Total de France, pour protester contre la possible fermeture du site de Dunkerque, se prolonge et se durcit au-delà des 48 heures initialement annoncées.

A Gonfreville-l'Orcher, la plus importante d'entre elles a fonctionné à débit minimum ces deux derniers jours. A partir de 5 heures ce matin, les salariés grévistes enclencheront l'arrêt complet du site, comme dans les cinq autres raffineries hexagonales. Une action votée en assemblée générale hier midi, « à une immense majorité », selon les délégués syndicaux, qui évoquent toujours près de 90 % de participants.

Faut-il craindre une pénurie de carburant dans les jours qui viennent ? « L'arrêt de la production est un processus long et complexe », indique Philippe Saunier, délégué CGT à Gonfreville, qui préfère parler d'un « arrêt progressif ». Mais « les salariés sont capables de faire durer le mouvement », prévient ce dernier.

« Si la grève se durcit, l'impact sur l'approvisionnement des stations services se ressentira rapidement même si l'on ne peut annoncer de date précise », prévient pour sa part Jacky Pailloux, responsable syndical Sud. A l'image des revendications nationales, les deux formations majoritaires à Gonfreville appellent à la tenue d'un comité central d'entreprise extraordinaire le plus rapidement possible, et non le 29 mars comme prévu par la direction de total. « un délai insupportable », selon Jacky Pailloux. « La direction doit abattre ses cartes tout de suite. »

Thomas Dubois

(source le havre libre)

 

 

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