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Mercredi 17 Février 2010:

Les raffineries Total en grève

Social. Les salariés bloquent les usines en solidarité avec la raffinerie de Dunkerque, menacée de fermeture.

Une grève nationale de 48 heures a commencé hier matin dans le secteur du raffinage. Total a préciser que toutes les expéditions étaient bloquées dans ses six raffineries, qui produisent en débit minimum. Douze dépôts pétroliers de Total son également bloqués, mais l'approvisionnement des stations-service n'est pas menacé, a annoncé le groupe pétrolier.

« Le groupe a pris ses dispositions pour que cela n'ait pas d'impact significatif à ce stade sur l'approvisionnement de nos clients », a précisé un porte-parole de Total, auquel appartient six des douze raffineries françaises. Avec 2,5 millions de mètres cube de capacité de stockage en France, Total est le premier acteur du pays en termes de stockage et de chargement de produits pétroliers. L'Union française des industries pétrolières (Ufip) a estimé qu'il n'y avait pour l'instant pas de risque pour l'approvisionnement des stations-services. Mais selon la CGT, la situation pourrait être tendue dès ce matin.

« Inquiets sur le devenir du raffinage français »

Le mouvement a été lancé en solidarité avec les salariés de la raffinerie des Flandres, à Dunkerque (Nord), qui sont en grève depuis plus d'un mois. Ils craignent la fermeture du site, à l'arrêt depuis le 15 septembre dernier. Environ 150 d'entre eux occupent depuis mardi le siège administratif de la raffinerie après avoir lancé un ultimatum demandant la reprise des activités avant le 15 février.

Le directeur des relations sociales du raffinage-marketing de Total est arrivé hier matin sur le site pour prendre contact avec les organisations syndicales, a indiqué un porte-parole du groupe.

En fin d'après-midi, les syndicats n'excluaient pas que le mouvement se poursuive au-delà de 48 h, mais préféraient attendre l'évolution de la situation à Dunkerque pour ce prononcer.

« On est inquiet sur le devenir du raffinage français et européen, a expliqué Christian Coste, délégué CGT de la raffinerie Total de ma Mède, qui emploi 460 personnes dans les Bouches-du-Rhône. On évoque une quinzaine de raffineries de trop en Europe et la Mède fait partie des raffineries citées […]. On veut avoir une visibilité claire en termes de politique industrielle. »

A Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, la direction a fait état de 77 % de salariés en grève hier matin. La CGT parle de son côté d'un taux de gréviste de 90 % du personnel de production en milieu d'après-midi.

Le gouvernement exerce une forte pression sur la direction du groupe, exigeant des solutions en cas de fermeture de la raffinerie des Flandres.

Les raffineries européennes sont actuellement en difficulté en raison de la chute des marges de raffinage et du manque de débouchés pour l'essence.

 

 

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