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Mardi 30 Mars 2010:

 

Grogne des blouses blanches

Social. Les infirmières et cadres hospitaliers se mobilisent pour défendre la notion de pénibilité de leur travail.

« Notre ministre fait du chantage en nous demandant de choisir entre la revalorisation salariale et un départ à la retraite à 55 ans qui était accordé au personnel soignant du fait de la pénibilité de notre travail. » Pour Agnès Goussin-Mauger, secrétaire du syndicat UFMICT-CGT (Union fédérale des médecins, ingénieurs, cadres et techniciens) au Groupe hospitalier du Havre, ce choix est insupportable.

Un avis partagé par les représentants de Sud de et de la CFDT qui, avec la CGT, mènent la fronde en intersyndicale. Si les manifestants n'étaient pas nombreux hier devant la sous-préfecture, la détermination n'était pas altérée. « Des collègues sont partis manifester à Paris, d'autres se sont déclarés en grève mais sont retenus sur leur lieu de travail », expliquait la syndicaliste avant d'être reçue à la sous-préfecture, « pour faire remonter nos doléances en haut lieu ».

« La pénibilité est une réalité quotidienne du personnel hospitalier. Dans la loi sur la modernisation du dialogue social qui doit se discuter dès aujourd'hui à l'Assemblée nationale, le gouvernement a glissé un article pour en supprimer la reconnaissance à l'heure où les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Horaires atypiques, astreintes, disponibilité, heures supplémentaires, polyvalence, la charge et de plus en plus lourde alors qu'on ne remplace qu'un fonctionnaire sur deux. »

Négociations exigées

Pour étayer leurs arguments sur la charge pesant sur la profession, les syndicats s'appuient sur un constat : une infirmière sur cinq quitte le métier en invalidité avant 55 ans. La proposition de Roselyne Bachelot de valoriser le diplôme et les salaires ne suffit donc pas à calmer les esprits. Pour les syndicats, le compte n'y est pas. « La manne annoncée n'est pas à la hauteur de ce qu'on pourrait toucher car la valorisation sur la grille salariale est calculée sur un grade et non pas un niveau licence », dénonce, pour la CGT, Pascale Lapied. Pour Pierre Cueiuille de Sud, il n'y a pas d'autres alternatives que de d'« ouvrir en urgence de nouvelles négociations sur la pénibilité et les conditions de travail »

ST. R.

(Source le havre libre)

 

 

 

 

 

 

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