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Mercredi 12 Mai 2010:

Léo-Lagrange mobilisé

Éducation. Hier, les parents d'élèves ont organisé un petit-déjeuner, bloquant les cours pendant deux heures.

« On les a fait manger et on leur a donné du jus d'orange ! » Autant dire que les collégiens de Léo-Lagrange étaient survoltés hier matin ! Dans la cour de récré, les cris fusent, en soutien à leurs parents et professeurs qui organisent un petit déjeuner d'information pour défendre l'établissement situé dans le quartier de Graville. « Léo-Lagrange ! » scandent la centaine de jeunes, privés de cours entre 8 et 10 heures. Sur les grilles, des banderoles affichent clairement la revendication : « à Léo, c'est trois classes de 3e qu'il nous faut », peut-on ainsi lire.

« Le rectorat a annoncé une baisse des moyens pour tous les collèges du Havre pour la rentrée 2010-2011, expliquent les parents. Léo-Lagrange est le plus touché des collèges avec 82 heures d'enseignement en moins et deux postes d'enseignants supprimés. » Brigitte Germain, leur présidente et maman de deux fillettes scolarisées en 6e et en 3e, dénonce une baisse des moyens au détriment des élèves. « Il faut à tout prix qu'on donne à nos enfants les moyens de travailler. A trente par classe, cela va pénaliser ceux qui ont du mal à suivre. »

Deux 3es au lieu de trois

Le collège Léo-Lagrange est classé en zone d'éducation prioritaire. Actuellement, il existe trois classes de 3e accueillant chacune vingt élèves. A la rentrée, il n'y en aura plus que deux. « Avec vingt-Huit élèves dans chaque classe alors que l'on est en ZEP », martèlent les parents, qui réclament que le rectorat revienne rapidement sur sa décision et diminue le nombre d'heures supprimées. « Il nous faut vingt heures supplémentaires pour maintenir la troisième classe », indiquent-ils.                                                                                                                                  Les parents, qui craignent à terme pour l'avenir du collège, peuvent compter sur le soutien des professeurs et de l'équipe de l'établissement, « unanimes à dénoncer la dégradation de la qualité de l'enseignement consécutive à ces économies ». Dans les prochains jours, d'autres actions seront menées. Objectif : « récolter un maximum de signatures sur la pétition. » Ainsi, dès samedi, ils seront présents à la sortie des commerces du quartier. Et dimanche, ils se feront entendre lors de la fête de Graville. Sans oublier « la propagande » effectuée dans les écoles Maridor et Ferdinand-Buisson.

Vanessa Leroy

(source le havre libre)

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