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Mardi 23 Février 2010:
Barouf d'honneur... Conseil Municipal. Les parents d'élèves des écoles, les salariés d'Isotherma et du bureau de poste Montmorency ont manifesté durant le conseil municipal d'hier soir. La réunion du conseil municipal d'hier soir débute par une interruption de séance réclamée par Daniel Paul, chef de l'opposition PC. Il s'entretient tour à tour avec les parents d'élèves des écoles Jean-Macé, Videcoq, Satie et Pré Fleuri, les salariés du bureau de poste Montmorency et d'Isotherma, venus clamer, durant le conseil leur désarroi. La lecture des délibérations commence. Dans le public, un sifflement se fait entendre sur l'air de l'internationale, bien vite repris en cœur. Les esprits s'échauffent entre Isotherma et d'autres membres du public. « je demande à la salle de crier comme elle l'entend, cela n'a aucune espèce d'importance mais je refuse que l'on se bagarre », prévient Antoine Rufenacht, le maire. Le ton est donné. A l'entrée, des centaines de voix entonnent « y'en a ras-le-bol, de ces guignols. Qui ferment nos usines. Qui ferment nos écoles ». Imperturbables, les élus de la majorité poursuivent leurs lectures. « C'est ça le mépris ! Continuer à parler sans entendre les gens ! Le peuple », crie d'une voix brisée, une femme de l'assistance. Chaque nouvelle décision est prétexte pour le public à revenir sur ses revendications. On évoque la réfection du monument aux Morts du Sacré-Cœur ? « On pourra plus emmener les enfants devant les monuments? Y'aura plus d'école ». Le projet de pôle de vie sociale dans le quartier de l'Eure ? « Vivre la cohésion sociale quand on ferme usines et écoles ! ». Un service de location longue durée de bicyclettes, dont 20 vélos pliants ? « C'est les usines qui sont pliées ». Les parents d'élèves déploient une banderole réclamant la sauvegarde des écoles. La salle éclate en applaudissements. Pierre Dieulafait élu de l'opposition socialiste, verts, radical de gauche, rate un vote. Le maire lui répond en plaisantant : « Nous provoquons du bruit pour faire passer plus vite nos délibérations ». Un humour qui n'est pas du goût du public, outré. Vient enfin la délibération concernant la fermeture des écoles maternelles et primaires. Un homme lève une pancarte « Moins d'argent pour Jean Nouvel. On veut garder nos maternelles ». Le mégaphone se met en branle. « Notre politique en matière de gestion scolaire est considérée comme exemplaire », justifie Antoine Rufenacht. Dans leurs interventions, les élus de l'opposition, qui voteront, en vain, contre ces fermetures d'écoles parlent de « fossoyeurs de l'école publique » et « de passage en force ». Pierre Dieulafait de dire : « Ce troisième mandat, sans doute celui de trop, est celui de l'arrogance, et du mépris de l'opposition ». Le maire répond : « Je demande à mon équipe de voter sans état d'âme. Nous n'en avons pas ». Tous s'exécutent. Macé, Videcoq, Pré Fleuri et Satie sont condamnées. M-A M. ETL. F. (source le havre libre)
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