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Service minimum pour le pouvoir d’achat

Profits maximum pour les plus riches !

Pour nous tous, il est de plus en plus difficile de boucler les fins de mois. Les salaires et les pensions stagnent,

le pouvoir d’achat diminue, et les prix s’envolent : produits de première nécessité, énergie, carburants...

Mme Lagarde, la ministre de l’économie et de la rigueur, nous invite à rouler en vélo… Quel mépris de sa part,

elle qui ne se déplace jamais sans chauffeur ! Quel mépris quand la droite vient de distribuer

15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, quand Total vient d’enregistrer 12 milliards d’euros

de profits.

Quant aux heures supplémentaires, ce ne sont jamais les salariés qui les choisissent, mais

toujours les employeurs qui les imposent. Elles devaient soi-disant nous permettre de gagner plus,

mais les personnels hospitaliers et les policiers n’arrivent même pas à se les faire payer. Pas une entreprise ne

fera faire d’heures supplémentaires pour le plaisir, le seul moyen d’augmenter le pouvoir d’achat, c’est

d’augmenter les salaires et les retraites.

Travailler plus (longtemps) pour gagner moins,

se soigner moins pour trinquer plus..

La droite et les patrons veulent nous faire travailler plus, plus longtemps…pour gagner moins.

Leur bouc émissaire ? Les régimes spéciaux de retraite. Mais c’est un prétexte pour masquer que c’est à

l’ensemble des retraites qu’ils veulent s’attaquer. La prochaine «réforme», prévue pour 2008,

veut faire passer tous les travailleurs à 41 années de cotisations (le Medef propose même 42 !),

pour avoir au bout du compte des retraites de misère.

Faudra-t-il travailler jusque dans la tombe, sous prétexte qu’on vit aujourd’hui plus longtemps qu’hier ?

Pourquoi est-ce toujours sur les salariés qu’il faut faire peser les efforts ? Les profits financiers des

entreprises ne pourraient-ils pas être mis à contribution

pour financer les retraites ?

Le gouvernement vient d’inventer une amende pour les malades à travers les franchises médicales. Sarkozy nous annonce, la main sur le coeur, que c’est pour financer la recherche contre le cancer et la maladie d’Alzheimer. Mais ces malades devront aussi payer les franchises !

Moins d’impôts pour les plus fortunés

Moins de services publics pour nous …

Les services publics français sont reconnus dans le monde entier comme

exemplaires en matière d’équité : les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence

et leurs moyens, ont droit aux mêmes services de santé, d’éducation, d’accès à

l’énergie…

Mais fidèle à son modèle américain, Sarkozy fait le choix de diminuer les moyens de l’Etat, en allégeant

voire en remboursant des impôts aux plus fortunés. Il taille dans les effectifs de la fonction publique -

dont 11200 dans l’Education Nationale - privatise EDF-GDF, ferme des bureaux de Poste au nom de la

rentabilité, met les universités en concurrence, envisage la disparition de tribunaux d’instance comme à

Elbeuf ou de prud’homme à Fécamp ou Bolbec, de gares de fret comme à Dieppe, étrangle les hôpitaux

publics comme à Eu ou au Havre, où 550 emplois sont menacés.

Qui peut dire qu’il y a trop de médecins, d’infirmières, de policiers et d’enseignants ?

Quand le candidat « du pouvoir d’achat »

devient le Président qui aggrave les problèmes de la France.

Il y a quelques semaines, Denis Kessler, ancien vice-président du Medef, écrivait : «il s’agit

aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil

national de la Résistance !». Ce programme, c’est la Sécu, les retraites, le statut de la fonction publique,

l’énergie et les transports publics… inventés à la Libération dans un pays ruiné, détruit. Les patrons attendent

aujourd’hui de Sarkozy qu’il les détruise. Et jusqu’à présent, il ne les déçoit pas. Il ne les inquiète pas lorsqu’ils

décident de fermer des entreprises et de supprimer des emplois comme chez Millénium, au Havre.

Mais lorsque la droite laisse faire les licenciements, quand elle décide des exonérations de cotisations

patronales, elle accroît le trou de la Sécu et le déficit des régimes de retraites. Lorsqu’elle répercute le prix du

carburant sur les produits de consommation, elle contribue encore davantage à l’augmentation des prix.

Lorsqu’elle refuse l’augmentation du SMIC, elle empêche une relance de la consommation pourtant

indispensable à la croissance de notre pays aujourd’hui en berne.

Ce Président, qui s’agite en permanence devant les caméras en utilisant le moindre fait divers, n’a qu’un

objectif : assurer toujours plus de confort aux riches, en faisant toujours plus trinquer les autres.

Ce n’est pas ce qu’attendent les Françaises et les Français.

RESISTER

Les communistes sont aux côtés de ceux qui souffrent, de ceux qui ne veulent pas souffrir dans l’avenir et de ceux qui luttent. Non, l’élection de Sarkozy n’est pas un chèque en blanc qui l’exonère d’écouter le peuple. D’autant que sa politique montre aujourd’hui son vrai visage. Elle ne règle aucun problème, au

contraire, elle les aggrave.

L’heure est à construire une opposition ferme et déterminée aux mauvais coups de la droite, à son projet de société faite par et pour les plus riches. Les communistes y mettent toute leur énergie et travaillent au rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent la justice, la solidarité, l’égalité, le droit de vivre dignement.

Ensemble, tous ensemble, nous pouvons résister

et construire d’autres choix pour nos vies.

 

EUROPE, le droit de savoir, le droit de décider

Le 29 mai 2005, une large majorité de Français (54,7%)

disait Non au projet de constitution européenne.

Le 19 octobre 2007, Sarkozy propose un traité censé remplacer

l’ancien projet et annonce qu’il le fera ratifier par

la France sans référendum, via le Parlement.

Il prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient

lieu de référendum pour un texte qui n’était alors pas

encore rédigé !

Pour comprendre la nature de ce soi-disant

«Pour comprendre la nature de ce soi-disant

«nouveau» traité, le mieux est d’écouter ses auteursrs :nouveau» traité, le mieux est d’écouter ses auteurs :

l Mme Merkel, chancelière allemande :

«La substance de la constitution est maintenue»

l M. Zapatero, premier ministre espagnol :

«Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la constitution»

l M. Ahern, premier ministre irlandais,

«90% de la constitution sont toujours là»

l Giscard lui-même admet que :

«la différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu»

Sarkozy nous ment quand il nous explique

que ces 2 traités ne sont pas du tout les mêmes.

Le nouveau traité, qu’on nous présente comme «simplifié» (256 pages !) est une copie conforme de celui

de 2005 : même culte de la « concurrence libre et non faussée », même combat contre le droit du travail,

même absence de démocratie dans le fonctionnement de l’Europe…

Le PCF exige l’organisation, comme en 2005, d’un grand débat public en France et en Europe, parce que

le peuple ne peut pas accepter que ce qu’il a déjà rejeté revienne sous un autre nom !

Un récent sondage montre que 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 %

des Italiens, 65 % des Espagnols et 71 % des Français souhaitent un référendum sur

ce texte. Ne pas en tenir compte contribuerait à accroître le divorce qui existe aujourd’hui entre les

citoyens et l’Europe et à briser définitivement la belle idée de coopération entre les peuples de notre

continent.

Faisons respecter notre droit de décider, signons la pétition en ligne :

http://referendumeurope2007.free.fr/

La liste des «réformes» de la droite - qui sont autant de mauvais coups pour nous -

est déjà longue.

Mais la résistance est aussi là

Les mouvements sociaux s'expriment sur tous les fronts, à mesure que le vrai visage

de la politique de Sarkozy se dévoile.

Alors il tente de nous diviser, en essayant de dresser les salariés du privé contre ceux qui bénéficient de régimes

spéciaux de retraites. Il veut nous faire croire que ses réformes vont redresser le pays alors qu’elles minent la croissance et l’emploi. Il nous explique que l’Etat est au bord de la faillite, alors qu’il en vide les caisses, en distribuant des cadeaux colossaux aux plus fortunés. Quant au pouvoir d’achat, dont il se disait le candidat, chacun mesure que les fins de mois arrivent de plus en plus tôt...

 

Son refrain ?

J'ai été élu, donc je fais ce que je veux, vous n’avez rien à dire !

Et bien si, nous avons notre mot à dire ! Et nos intérêts sont communs :

pouvoir travailler, tous, et gagner dignement notre vie, bénéficier, tous, d’une retraite correcte et d’une sécurité sociale qui nous protège face à la maladie et aux accidents de la vie, avoir des services publics pour être égaux dans l’accès à l’éducation, au logement, à l’énergie, aux transports ou à la justice.

Alors il faut unir nos exigences :

l tourner notre colère vers ceux qui s’enrichissent de manière obscène, parce que ce sont eux, les privilégiés.

l faire cotiser les revenus financiers et moduler les cotisations sociales des entreprises en fonction de leur politique

en matière d'emploi, de salaires et de qualifications ;

l supprimer les exonérations de cotisations patronales dégagerait des milliards pour financer les retraites et la Sécu.

l relever les salaires et développer une industrie moderne et écologique, avec des emplois qualifiés, permettrait à la fois

que chacun vive mieux et de financer les dépenses publiques et sociales.

Qui peut croire que notre pays ne dispose pas des ressources suffisantes pour engager une telle

politique ?

Aujourd'hui dans les luttes, et dans quelques mois, lors des élections municipales et cantonales,

nous pouvons sanctionner la droite. En portant ensemble des projets locaux, construits avec vous,

et élisant des équipes de large rassemblement à gauche à la tête de plus nombreuses villes, pour en

faire de nouveaux points de résistance.

Face à la droite, il est nécessaire de se rassembler et de construire ensemble.

C'est la volonté des communistes.

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS Fédération de SEINE MARITIME

 

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