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Les communiqués des Organisations après la déclaration de J.CHIRAC1) CGT ![]()
CGT
Tous mobilisé le 4 avrilAprès deux mois d’une mobilisation exceptionnelle, le Président de la République avait la possibilité de répondre à l’exigence de retrait du Contrat première Embauche, pour permettre d’ouvrir un véritable dialogue sur les questions fondamentales de l’emploi, de la précarité, de la situation de la jeunesse. En annonçant la promulgation de la loi, le Président endosse le passage en force de Dominique de VILLEPIN et prend la responsabilité de prolonger la crise. Il prétend avoir écouté les jeunes et les salariés, mais il ne les a pas entendus. Il s’est contenté de répéter les arguments avancés par le Premier Ministre pour justifier le CPE, que l’immense majorité du pays rejette. En annonçant l’ouverture d’un nouveau débat au Parlement pour aménager les deux dispositions centrales du CPE, le Président confirme la volonté d’installer un contrat de travail pour tous les jeunes de moins de 26 ans, dérogatoire aux droits des salariés. Il y a donc encore plus de raisons de conforter l’unité et d’amplifier la mobilisation, dès le 4 avril prochain, avec des arrêts de travail, des grèves et des manifestations. Il faut mettre à profit le débat qui doit s’ouvrir au Parlement pour accentuer la pression et gagner le retrait du CPE. Déclaration de la Cgt du 31 mars 2006 à 21 heures 2) CFDT ![]()
CFDT
La mobilisation du 4 avril garde toute sa pertinenceDans sa déclaration, le président de la République reconnaît que la durée de la période d’essai de deux ans du CPE est trop longue et qu’on ne peut licencier sans aucune formalité. En proposant de modifier la loi qu’il va promulguer, par une autre loi, il considère de fait, qu’elle n’est pas bonne et qu’il est indispensable de revenir devant le Parlement. Cependant, en choisissant cette méthode et en décidant le contenu de cette nouvelle version du CPE, il sème la confusion, il ne laisse aucune place au dialogue social et ne prend pas les moyens de sortir de la crise que connaît notre pays. La journée d’action décidée le 4 avril garde toute sa pertinence. Il s’agit par l’ampleur de la mobilisation et le refus de tout acte violent, d’obtenir que la future loi réponde à nos exigences. Depuis des mois, la CFDT souhaite que s’ouvre un vrai dialogue social pour aboutir à une sécurisation des parcours professionnels, pour que l’université, mais aussi l’ensemble des dispositifs de formation répondent aux besoins des jeunes, des lycéens, des étudiants. Ces chantiers doivent s’ouvrir sans attendre pour construire des solutions correspondant à la diversité de situation des jeunes. Déclaration de la Commission exécutive © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 31 mars 2006 à 22 heures) 3) FO ![]()
FO
Incompréhensible et inacceptable !Pour Force Ouvrière, l’intervention du Président de la République est incompréhensible et inacceptable. Comment comprendre que le Président en appelle au respect du Parlement pour justifier le choix de la promulgation alors que dans le même temps il le contraint à la discussion d’une deuxième loi ? L’annonce d’une nouvelle loi ne fait que confirmer les affirmations du Premier ministre repoussées par les organisations syndicales. En décidant de promulguer la loi d’application directe, il maintient le CPE rejeté massivement par les jeunes et les salariés. Pour Force Ouvrière qui, avec les autres organisations, demandait l’intervention du Président de la République pour une deuxième lecture, permettant de retirer le CPE, ce passage en force est inacceptable. Le Premier ministre ayant refusé, depuis le début, le dialogue social, élément essentiel de la démocratie, les déclarations du Président de la République n’apparaissent pas de nature à le rétablir. Dans ces conditions, Force Ouvrière réitère son appel à la grève, arrêts de travail et manifestations, le 4 avril prochain. 4) UNSA ![]() Déclaration d’Alain OLIVE Secrétaire général de l’UNSA Intervention du Président de la République Le Président de la République vient d’annoncer son intention de promulguer la loi sur l’Egalité des chances qui inclut le CPE et d’annoncer dans le même temps une nouvelle loi qui modifierait le « contrat première embauche » sur les deux questions essentielles : la période d’essai et la motivation du licenciement. L’UNSA aurait souhaité que cette loi ne soit pas promulguée pour que s’ouvrent enfin des négociations. En l’état, les propos trop vagues et ambigus du Président de la République, ne répondent pas aux demandes des salariés et des jeunes sur les points de contentieux contenus dans loi (durée de la période de consolidation et non motivation du licenciement). En décidant de promulguer la loi sans retirer le CPE, qui fait l’objet d’un rejet massif de l’ensemble des organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens et au-delà d’une majorité de nos concitoyens, le Président de la République prend un risque : celui d’aviver les tensions et de transformer une crise sociale en crise démocratique. A ce jour, l’UNSA reste très circonspecte sur les conditions d’une négociation aux contours imprécis. Notre détermination, à voir le CPE retiré, reste intacte. Nous appelons donc à faire du mardi 4 avril une grande journée de mobilisation, avant que d’autres actions soient décidées dans le cadre de l’intersyndicale à douze. 5) Solidaires ![]()
Solidaires
En annonçant la promulgation de la loi sur le CPE, le président de la République vient de prendre une décision extrêmement grave et lourde de conséquences. Il ne répond pas à l’attente du pays ! Depuis deux mois, l’intransigeance du Premier ministre a conduit le pays dans une crise sociale de grande ampleur. Les millions de manifestants et de grévistes comme les actions des lycéens et des étudiants reflètent la position majoritaire du pays : le CPE doit être retiré. Prétendant répondre aux mobilisations, le Président annonce une autre loi qui modifierait le contenu du CPE mais, en réalité, il avait bien une autre solution : ne pas promulguer la loi et rouvrir le débat parlementaire ! Il ne le fait pas ! Il maintient ainsi un régime d’exception pour les jeunes : ce n’est pas acceptable. L’exigence d’un retrait du CPE portée de façon intergénérationelle et unitaire va de pair avec le rejet d’une politique de précarisation généralisée qui se développe dans le travail comme dans tous les aspects de la vie de tous. Chacun et chacune doit pouvoir bénéficier d’un vrai travail, d’un vrai revenu et d’une vraie formation. Si les jeunes sont en première ligne aujourd’hui, c’est qu’ils veulent pouvoir construire leur vie sans être à la merci de l’arbitraire patronal le plus total contenu dans le CPE : être licencié sans aucun motif, être à l’essai en permanence ! Au delà de la jeunesse, chacun a maintenant compris, qu’après le CNE et le CPE, si nous ne les arrêtons pas, c’est le CDI qui serait attaqué dans les semaines qui viennent : c’est l’objectif du Medef ! Face à ce coup de forces de Jacques Chirac, l’Union
syndicale Solidaires appelle à renforcer la mobilisation : Face au blocage gouvernemental, il faut que le pays fasse entendre sa voix ! Grève générale le mardi 4 avril ! CP-FSU Le retrait du CPE toujours d’actualité !vendredi 31 mars 2006. Le retrait du CPE toujours d’actualité ! Le Président de la République ne répond pas à l’attente des millions de jeunes, de salariés et de citoyens qui sont dans l’action pour le retrait du CPE. Décidant de promulguer la loi, il rejette l’exigence portée massivement par le mouvement en cours. Il a même développé un nouveau plaidoyer en faveur du CPE. De façon contradictoire, il propose de ne pas appliquer la loi et de la modifier immédiatement ! Pourquoi alors promulguer ce texte ? En fait, ce que propose le Président c’est le maintien du CPE : sous une version aménagée, il s’agit malgré tout d’un dispositif dérogatoire qui pour les jeunes de moins de 26 ans supprime leurs garanties face à l’arbitraire. Obligé de tenir compte de la force du mouvement, le Président de la République essaye de la contourner pour maintenir le projet gouvernemental avec le minimum de modifications possibles. C’est en amplifiant la mobilisation, notamment le 4 avril, que nous pourrons obtenir véritablement le retrait du CPE. CPE: M. Chirac ne propose pas de vraie négociation, déplore Gérard Aschieri (FSU)
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