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Mardi 27 Novembre 2012 : Plus que jamais mobilisés
Après un débrayage de deux heures la semaine dernière, les salariés du centre d'appel téléphonique Ceacom, au Havre, ont à nouveau manifesté leur mécontentement hier en observant une journée de grève à l'appel de la CGT. C'est la quatrième fois en quelques mois que la mobilisation s'organise devant l'entreprise, rue de Chanzy. « Les choses ne bougent pas depuis plusieurs semaines. Les rémunérations, les conditions de travail, tout est au point mort. Les salariés espéraient beaucoup des négociations annuelles obligatoires (NAO) du mois d'octobre mais il ne s'est rien passé. E y a encore beaucoup de pression de la part des encadrants. On pousse les gens à la rupture conventionnelle notamment pour les personnes en contrat à durée indéterminée Aujourd'hui, l'entreprise compte 300 CDI et 250 CDD. La direction veut inverser la tendance. Nous avons demandé à être reçus », explique Jacques Richer, de l'union locale CGT. Catherine, salariée chez Ceacom, indique que la seule avancée des NAO est l'obtention d'une pause rémunérée pour les plannings de 35 heures. « Ce n'est pas satisfaisant. Cette NAO a été une mascarade. Les pressions, les sanctions sont toujours là. Nous n'avons qu'un quart d'heure de pause dans la matinée. L'arrivée d'un nouveau directeur au mois de juillet n'a rien changé, ni prime, ni treizième mois, ni augmentation. Il n'y a aucune revalorisation de notre travail. Un encadrant gréviste, qui avait participé à un débrayage en septembre, a même été licencié... Ces mauvaises conditions de travail aboutissent à un taux d'absentéisme record, à de nombreux arrêts maladie notamment pour des problèmes de dépression », témoigne-t-elle. Un accord présenté Côté direction, on dit ne pas vraiment comprendre les raisons de ce mouvement qui perdure. « Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, nous avons abouti à un accord qui a été présenté au comité d'entreprise mais que j'ai également présenté aux salariés. Cet accord a eu un accueil favorable », réplique le directeur de Ceacom, Tarik Yaker. Il indique que les négociations ont abouti à la mise en place d'un système de reconnaissance d'ancienneté niveau 2 sous forme de prime. « Cela concernera une cinquantaine de personnes avant le second trimestre 2013... ». La direction met également en avant le paiement des pauses. « Nous voulons aussi ouvrir des perspectives d'avenir aux salariés en mettant en place une vraie formation par alternance en six mois pour devenir superviseur. » Le directeur assure que le dialogue social existe. « Nous avons demandé à l'encadrement d'être exemplaire... » F.H.
(source Havre Libre)
NDLR: Nathalie Nail, Conseillère Générale et Municipale, était présente; elle a écrit la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi, pour mettre en lumière la situation de l'entreprise > lire ....
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