> Presse  —>Perturbations à Aircelle

 

Mercredi 4 Avril 2012 :

 

Perturbations à Aircelle

Social. Piloté par la CGT, un piquet de grève était organisé hier devant l'usine, dans le cadre des traditionnelles NAO.

La période des NAO, Négociations annuelles obligatoires, s'accompagne traditionnellement de mouvements de grève dans les usines de la région. Chez Aircelle, leader européen des nacelles de moteurs d'avions installé à Gonfreville-l'Orcher (1500 employés environ), près de deux cents salariés ont stationné devant les portes de l'établissement, hier, sur l'heure du midi. Le rassemblement était encadré par les drapeaux de la CGT.

Le syndicat, majoritaire sur le site, refuse en effet de ratifier l'accord salarial pourtant signé par deux autres organisations syndicales. Un consentement partiel obtenu par le chantage, assurent les responsable CGT, qui dénoncent la position ferme et définitive du groupe Safran (dont dépend Aircelle) depuis le début des négociations nationales en décembre dernier.

« Une politique d'austérité »

Venu s'assurer du respect des règles de sécurité à l'entrée du site, le responsable de l'établissement Jean-Marie Dubos a d'ailleurs rappelé la position de la direction : « La négociation a eu lieu. Elle propose une augmentation générale de 3,1 %, ce qui est important, au regard des autres entreprises de la région ! »

La CGT, elle demande « la tenue d'une réunion dans les meilleurs délais » pour discuter, entre autres, de la revalorisation de plusieurs primes (d'équipe, de transport, etc.). « La direction nous impose une politique d'austérité, alors que le groupe Safran a dégagé l'année dernière des bénéfices conséquents », déplore Jean-Michel Thieusselin, délégué syndical central CGT. « Notre porte n'est pas fermée. Nous sommes prêts à discuter, sur la base des revendications soutenues par les salariés. »

Ceux qui étaient présents sur le piquet de grève ont voté la poursuite et l'amplification du mouvement – des débrayages échelonnés jusqu'à vendredi -, rapporte la CGT, dans l'attente d'une issue qui n'avait toujours pas été fixée hier soir.

T. D.

(Havre libre)

  haut de page