> Presse —> Ligne de friction entre le PCF et le PS |
Mercredi 25 Janvier 2012 :
La ligne de friction entre le PCF et le PS Politique. Le député PCF du Havre, Daniel Paul, juge « inacceptable » la déclaration d'Alain Le Vern sur la façon d'aborder la future ligne à grande vitesse. « Il faut commencer par le ferroviaire rouennais et le Mantois ». Cette déclaration d'Alain Le Vern, le président PS de la région Haute-Normandie, lundi matin dans nos colonnes à propos de la future Ligne à grande vitesse Paris-Normandie, a fait sortir de ses gonds Daniel Paul. Pour le député communiste du Havre, « cette position », qui consisterait, selon lui, à « traiter la traversée de l'île-de-France et le transfert de la gare de Rouen à Saint-Sever et après, on verra... », est « inacceptable ». « Elle reviendrait, explique Daniel Paul, à améliorer la liaison entre Paris et Rouen et à reporter la prise en compte de la partie Rouen-Le Havre ». En octobre dernier, au Havre, Daniel Paul avait « mis en garde contre cette même proposition faite par Laurent Logiou », conseiller municipal et président du groupe PS à la région. Pour le député, la ligne ferroviaire doit être traitée dans son ensemble par souci d'équilibre et d'efficacité. Daniel Paul craint, en fait, qu'Alain Le Vern veuille repousser le tronçon Rouen-Le Havre « aux calendes ». « Je souhaite, évidemment, qu'il rectifie sa déclaration », souligne-t-il. S'agissant du financement du projet ferroviaire via un partenariat public-privé (PPP), Daniel Paul estime que ce n'est pas la solution. « La gauche doit rompre avec ces pratiques, dit-il. La Ligne Paris-Normandie, du Havre à Paris, est d'intérêt national. Elle doit donc être totalement financée par des fonds publics ; l'opération ne doit ni oublier une partie importante de la ligne ni servir à rentabiliser des fonds privés ». ST. S. (Havre libre)
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