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Mardi 24 Janvier 2012 :
La CGT place la retraite dans la présidentielle Le syndicat organise un grand meeting le 31 janvier à Paris pour peser dans le débat. Les candidats de gauche sont tous invités. La CGT a tapé dans le mille en prenant l'initiative d'organiser, le 31 janvier, au Zénith à Paris, un meeting national sur les retraites. Six mille militants et syndiqués se sont déjà inscrits pour y prendre part, soit le plein de la salle, et, afin de répondre à la demande de nombreux autres, des projections collectives seront organisées en province sur l'événement qui sera retransmis en direct sur Internet. L'objectif, a expliqué hier devant la presse Éric Aubin, en charge du dossier retraite à la direction de la CGT, est de « replacer les questions sociales au cœur du débat » électoral, et de peser sur celui-ci, au-delà, de préparer le rendez-vous prévu par la dernière réforme des retraites : un débat sur une « réforme systémique » début 2013. « Il est normal qu'un syndicat de salariés n'hésite pas, pendant une campagne électorale, à exprimer des revendications qu'il souhaite voir reprises par les partis politiques et les candidats », a souligné Bernard Thibault. À cet effet, la CGT a invité au Zénith les responsables des partis « qui ont combattu la réforme de 2010 aux côtés des syndicats et leurs candidats ». Parmi ces derniers, à la date d'hier, Jean-Luc Mélenchon, pour le Front de gauche, et Philippe Poutou, du NPA, avaient annoncé leur venue ; les réponses de François Hollande (PS), Eva Joly (EELV), Nathalie Artaud (LO) étaient en attente. « Sur les retraites, ce que nous attendons, c'est de revenir sur le dispositif tant combattu dans le pays » en 2010, a indiqué le secrétaire général du syndicat. Au Zénith, les cégétistes réaffirmeront haut et fort leurs revendications phares : retour de l'âge légal de départ à 60 ans et reconnaissance de la pénibilité, par un droit au départ anticipé. Bernard Thibault fait remarquer que, même si le compte n'y est pas encore, les interventions de la CGT ne restent pas « sans effet puisqu'il y a une évolution dans la prise de position de François Hollande ». Ce dernier évoque désormais le départ à 60 ans pour les salariés ayant 41 ans de cotisations, sans le conditionner à un début de carrière à 18 ans, et envisage une discussion globale, y compris sur l'âge légal, avec les syndicats. Yvon Housson (l'Humanité)
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