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Lundi 23 Janvier 2012 :
« Il ne faut pas s'arrêter là » Hôpital. L'annonce de trois heures gratuites sur le parking de Monod est très bien accueillie. Mais encore insuffisante. Fin mars-début avril, le parking de l'hôpital Monod deviendra en partie gratuit. Terminé le paiement dès lors que la barrière d'entrée se lève ! La Communauté de l'agglomération havraise (Codah) et la direction de l'hôpital achèvent une négociation avec le gestionnaire, l'entreprise Q-Park, afin de reprendre la délégation de service public (notre édition de vendredi dernier). Les trois premières heures de stationnement seront donc gratuites. En outre, trois cents places disponibles – mais, pour l'instant, non utilisées sous le Pavillon Femme Mère Enfant – seront ouvertes au public. « Un grand pas » Cette décision concernant le parking était attendue depuis longtemps par les usagers. Mais aussi par le corps médical, qui voyait dans ce stationnement payant un frein à l'accès aux soins et, en filigrane, pour le développement de l'hôpital. Pour la section du Parti Communiste de Montivilliers, il s'agit d'une « réelle avancée » dans un dossier qualifié « d'épineux ». Aux yeux du PCF, il convient de voir dans la décision conjointe de la Codah et de la direction du Groupe hospitalier du Havre l'aboutissement d'un long combat. « La section de Montivilliers du PCF et ses élus se sont mobilisés, avec plus de 20 000 citoyens signataires de la pétition du collectif pour la gratuité du parking, pour que cesse cette injustice. Ce 20 janvier 2012 [jour de l'annonce, NDLR] marque un grand pas, avec l'instauration prochaine d'une franchise gratuite de trois heures, souligne Aurélien Lecacheur, secrétaire de la section de Montivilliers. Grâce à la mobilisation citoyenne, le slogan « Hôpital public = parking gratuit » est en train de redevenir une réalité un Montivilliers. » « Il ne faut pas s'arrêter là » Gérard Eude, l'ancien maire communiste d'Harfleur et porte-parole du Collectif pour la gratuité du parking de l'hôpital Monod, se dit satisfait lui aussi. Mais il relativise. « C'est un pas en avant qui est franchi, mais il ne faut pas s'arrêter là. Cette décision concernera peut-être 70 % des usagers mais quid pour les 30 % restants ? Ce qu'il faut maintenant, ajoute-t-il, c'est la gratuité complète ». Il y a quelques jours, Gérard Eude a rencontré Didier Marie, le président PS du Département. « Il a laissé une porte ouverte sur un éventuel financement dans le cadre du contrat d'agglomération à condition que cette dépense se substitue à une autre », explique Gérard Eude ST. S. (Havre libre)
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