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Jeudi 19 Janvier 2012 :
Syndicats : non à l'austérité Social. Carrefours bloqués, visite au Medef : les syndicats ont manifesté, hier, pour dénoncer le sommet social. « C'est un sommet anti-social, c'est une TVA anti-sociale. Les salariés n'ont rien à gagner dans ce que prépare le gouvernement. » Jacques Richer, secrétaire général de l'union locale CGT du Havre, prend volontairement le contre-pied de l'annonce gouvernementale. Si, sur le papier, l'appel à la contestation était lancé par l'intersyndicale, au Havre, seuls la CGT et Solidaires sont allés au charbon, les premiers apparaissant en nombre par rapport aux seconds. Ralentissement Tôt le matin d'ailleurs. À 6 heures, hier, brandissant les drapeaux aux couleurs de leur organisation, des manifestants, une cinquantaine sur chaque point, ont bloqué les carrefours du Pont-VII bis et de Renault Sandouville. Ils viennent de Fouré-Lagadec, de Sidel, de Chevron Oronite, du groupe hospitalier ou encore des Douanes. « Il faut agir pour refuser l'austérité et gagner une autre répartition des richesses » : La phrase barre un tract de quatre pages remis aux automobilistes ralentis par les barrages filtrants. Dans le document, la CGT décline à la fois les effets des mesures d'austérité et ses dix exigences pour sortir de la crise. « Dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, la mobilisation doit se réaliser pour gagner sur l'emploi et les salaires, la protection sociale, la reconquête des services publics et de l'industrie. Il faut remettre l'économie au service de l'humain », martèle la CGT. Vers 11 heures, tandis que certains sont partis sur le site de Petroplus, à Petit-Couronne, d'autres prennent la direction de la ville haute. La deuxième action de la journée cible cette fois-ci le Medef. « Le Medef à la volonté d'appliquer cette TVA que le gouvernement met en place. Ce projet est porté par Laurence Parisot », accuse encore Jacques Richer. Les manifestants finissent par pousser la barrière de la Maison des Entreprises. « Vous ne toucherez pas à notre cinquième semaine de congés », lance l'un d'entre eux. Débrayage Des autocollants à l'effigie de la CGT sont posés un peu partout, dissimulent la plaque de la dite Maison, histoire de marquer le terrain, sans débordement. Sur le seuil de la porte, Jacques Richer et Jean-Paul Beauvais, le président du Medef en région havraise, vont même échanger quelques mots. Le représentant du syndicat dénonce les propos de la patronne des patrons. En réponse, Jean-Paul Beauvais propose de recevoir une délégation. La CGT détiendra l'offre. Dans l'après-midi, c'est la CGT du Grand Port Maritime du Havre et le syndicat CGT des ouvriers dockers, à l'appel de la Fédération nationale des ports et docks, qui a pris le relais de la contestation en appelant les salariés à débrayer pendant deux heures. ST. R. (Havre libre)
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