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Mercredi 25 Janvier 2012 :
L'étau se resserre sur Petroplus SOCIAL. Petroplus se prépare à la mise en faillite en Suisse. A Petit-Couronne, la raffinerie s’est déclarée ce mardi en cessation de paiement et l’intersyndicale a été reçue par Eric Besson Les créanciers de Petroplus n’ont rien voulu savoir. Le groupe n’a pas obtenu de nouvelle ligne de crédit pour poursuivre son activité. Ce mardi matin, le groupe a annoncé qu’il se préparait à la mise en faillite en Suisse de la société et de ses filiales à l’étranger. Une nouvelle étape décisive, après que Petroplus ait annoncé vendredi dernier vouloir céder les raffineries de Petit-Couronne (Seine-Maritime), d’Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse). Cet après-midi, la direction de l’usine de Petit-Couronne s’est déclarée en cessation de paiement et a déposé son bilan «Petroplus Raffinage Petit-Couronne a déposé une demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Rouen et s’est déclaré en cessation de paiement pour protéger la société après l’annonce de l’insolvabilité de la maison-mère», a déclaré un porte-parole de la direction de la raffinerie située au sud de Rouen. Dans la matinée, le groupe suisse avait indiqué n’être plus en mesure de rembourser l’ensemble de ses dettes qui atteignent 1,75 milliard de dollars (1,34 milliard d’€). « Si les salariés découvrent qu'on les balade...» « C’est bien sûr une mauvaise nouvelle mais nous ne sommes pas en faillite » a rectifié Yvon Scornet au sortir d’une rencontre avec les salariés de la branche marketing de Petroplus située à La Défense. Le porte-parole de l’intersyndicale et ses collègues ont passé beaucoup de temps ce mardi à rassurer les salariés. « Ce n’est pas la fin. Nous restons protégés en terme de droit par la mise en redressement judiciaire mais il faut faire d’autant plus vite pour trouver un repreneur » ajoute le délégué CGT. A 16 h 30 hier, une délégation de l’intersyndicale a été reçue par Eric Besson, après une courte conférence de presse devant le ministère de l’Industrie. « Nous attendons du ministre qu’il s’explique sur les différentes pistes explorées par ses services. A Petit-Couronne, les équipes sont prêtes à redémarrer les dernières unités arrêtées le 9 janvier. L’une des hypothèses est de voir si on ne pourrait pas traiter du pétrole à façon dans un premier temps » précisent les membres de l’intersyndicale. En fin de journée hier, les délégués de la raffinerie de l’agglomération de Rouen ont également adressé un message d’avertissement au ministre de l’Industrie. « A l’usine, la colère monte. Si les salariés de Petroplus découvrent qu’on les balade, il y a un grand risque d’assister à des manifestations de désespoir. Les gars ne se laisseront pas faire » prévient Yvon Scornet. Et dans ce contexte de campagne qui a vu les candidats défiler devant les tours de distillation, le dossier couronnais est chaque jour plus explosif. Christophe Préteux (Havre libre)
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