> Presse —L'affaire des radars n'en finit plus |
Jeudi 26 Mai 2011: L'affaire des radars n'en finit plus L'affaire des radars a pris hier des allures de cacophonie avec des signaux contradictoires adressés par le gouvernement et des députés frondeurs en colère après avoir crié victoire trop vite. Les députés UMP, en guerre contre la suppression des panneaux signalant les radars fixes, avaient cru comprendre mardi, lors d'une réunion avec les ministres compétents, que le démontage de ces fameux panneaux serait suspendu et que ceux qui seraient retirés seraient remplacés par des radars pédagogiques. Pour le patron des députés UMP, Christian Jacob, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant avait été clair, indiquant aux parlementaires qu'avant chaque radar fixe, il y aurait désormais un radar pédagogique indiquant leur vitesse aux automobilistes. Le député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, instigateur d'une lettre de protestation adressée lundi au Premier ministre par quelque 80 députés du parti majoritaire, avait salué dans la foulée une « avancée phénoménale ». Dans le même temps,, François Fillon et Nicolas Sarkozy faisaient savoir tous deux que le gouvernement n'avait aucunement l'intention de reculer dans sa mission de faire baisser le nombre de morts sur les routes. Le soir même, Claude Guéant leur emboîtait le pas dans le journal de France 2 et hier, François Baroin tentait une clarification à l'issue du conseil des ministres. « Certains parlementaires ont, certainement de bonne foi, compris qu'on remplacerait les panneaux avertisseurs par des radars pédagogiques, il n'en est absolument rien », a dit le porte-parole du gouvernement. « Il y aurait quelque chose de curieux, honnêtement, à supprimer un panneau pour le remplacer par un radar pédagogique plus cher et retrouver le radar répressif quelques centaines de mètres plus loin », a ajouté le ministre du Budget. Pas de recul, donc, et des députés UMP qui n'y comprennent plus rien, à l'image de Yannick Favennec. « Il y en a marre des incohérences du gouvernement », a pesté ce dernier dans un message posté sur Twitter. « Ça va finir par un printemps des députés si le gouvernement continue à nous prendre pour des cons », a-t-il ajouté. D'évidence, l'affaire des radars est loin d'être terminée. (source le havre libre)
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