> Presse —>Citron : Des salariés hors du coup |
Vendredi 13 Mai 2011:
Des salariés hors du coup Économie. La société Sita, filiale du groupe Suez, ne reprendra que les « murs » de l'ancienne usine Citron. « Je suis à la fois surpris et déçu... » Michel Walosik, responsable de l'union locale CFE-CGC et porte-parole des salariés de Citron, ne cache pas son amertume aux détails de la reprise du site industriel par Sita (lire également notre édition d'hier). Le repreneur qui a été désigné, mercredi, sur décision du tribunal de commerce est en effet très clair. « Ce qui était en jeu, c'était uniquement le rachat des bâtiments. C'est chose faite... », précise Philippe Leblanc, Le directeur général Sita grand Ouest. Les salariés de l'ancienne usine Citron ne seront donc pas repris comme l'espéraient les syndicats. Énergie renouvelable Sita se donne deux ans pour lancer une nouvelle activité : la production d'électricité par des déchets de bois. « Nous travaillons sur ce dossier depuis plusieurs mois en partenariat avec des acteurs locaux et la région Haute-Normandie. C'est un investissement important de l'ordre d'une dizaine de millions d'euros. À terme, nous devrions créer 110 emplois. L'activité nécessitera des compétences en matière thermique. Si d'anciens salariés veulent postuler chez nous dans le futur, nous en serons ravis. Ce site sera une première en France car ce type de production d'énergie renouvelable existe surtout dans les pays d'Europe du Nord », ajoute le responsable. Michel Walosik, quant à lui, rappelle qu'au mois de décembre, lorsque Citron était en liquidation judiciaire, il avait été évoqué la reprise d'une partie du personnel. « Il s'agissait surtout du personnel qualifié, une trentaine de salariés. Bien sûr, il y aurait eu une partie qui n'aurait pas été concernée comme les administratifs... Aujourd'hui, nous allons demander au représentant de l'État que les salariés de Citron soient prioritaires à l'emploi. À l'heure actuelle, nous sommes en contrat de transition professionnelle. Il existe une cellule de reclassement. Un état des lieux doit être dressé le 10 juin. Sur les 110 salariés qui ont été licenciés, sept seulement ont retrouvé du travail en CDI... » indique le responsable syndical. Reste en suspens, la question de la dépollution du site, notamment le traitement des bacs de soude et des stocks de piles au lithium. La direction régionale de l'environnement a terminé une première phase de travaux de mise en sécurité pilotée par l'Ademe. F. H. (source le havre libre)
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