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Mardi 10 Mai 2011:
Gare au trafic parallèle ! Polémique. Le conseil général redoute les conséquences de l'aménagement de l'entrée de la ville sur les flux de circulation. Agathe Cahierre défend les choix municipalité-Codah. À l'instar de ceux du tramway, les travaux contraignants de l'entrée de ville du Havre suscitent par nature l'agacement, donc les critiques. Mais, par l'intermédiaire de son vice- président en charge des infrastructures routières, le conseiller général havrais Michel Barrier (PCF), le Département lui-même émet de sérieux doutes quant aux améliorations censées être apportées par l'ambition municipale. La Ville parie aujourd'hui sur une circulation plus lente mais continue (lire ci-dessous), avec une limitation à 50 km/h dès l'arrivée au Grand Stade, puis la suppression des souterrains au profit de deux nouveaux carrefours (chants-Barets et Sémard/Pressensé). Autant de contraintes supplémentaires qui vont « alourdir la fluidité de ce trafic », analyse au contraire Michel Barrier au nom du conseil général, alors que l'actuel flux de véhicules sur cet axe, estimé à 50 000 véhicules par jour, pourrait atteindre la barre des 60 000 « aux alentours de 2020, même avec l'arrivée du tramway ». Car, pour l'élu, l'outil de transport urbain attendu pour 2012 ne changera en rien les habitudes des automobilistes rentrant au Havre chaque jour via la Brèque. En conséquence, à en croire le scénario critique, ces derniers chercheront de plus en plus à éviter les ralentissements en empruntant des itinéraires bis tels que la rue de Verdun, la venue Jean-Jaurès ou encore la rue du Commandant-Abadie. Des voies urbaines où l'afflux inapproprié de véhicules présenterait d'évidents risques de sécurité et de nuisances. À moins que beaucoup ne choisissent de dévier leur route sur la rocade nord. Et là, c'est le sort de Rouelles qui inquiètent particulièrement le vice-président du conseil général. « Ça va peser lourd pour les habitants, où le trafic est déjà important et rapide ».Pour éviter que le quartier ne se transforme un jour en autoroute intérieure, des mesures ont même été déjà prises. « La mairie annexe de Rouelles a lancé un diagnostic sur la base d'un radar pédagogique sur la RD32 », précise Michel Barrier. « Avec ces données, nous démontrerons à la municipalité havraise qu'il faut travailler sur un projet de limitation du trafic. » Comment expliquer de telles divergences d'analyses entre les services du Département et ceux de la Ville du Havre ? La couleur politique n'y est pour rien, assure Michel Barrier. « Nos techniciens sont les mêmes qui travaillaient auparavant pour la DDE, de parfaits connaisseurs de la route. Dans le projet de la Ville du Havre, la route n'a été prise en compte que comme outil d'aménagement urbain, sans mesurer suffisamment les conséquences. » Thomas Dubois
La ville se dit « convaincue » de
ses choix... (source le havre libre)
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