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Un 1er mai sans défilé Social. Aucun cortège n'aura animé la fête du travail. Les centaines de manifestants sont restés sur le front de mer. La force des habitudes, sans doute. Ignorant les dernières consignes, certains s'étaient spontanément retrouvés hier à 10 heures devant la salle Franklin, pour la traditionnelle manifestation du 1er mai. Mais cette année le rendez-vous était exceptionnellement donné sur la plage. « C'était compliqué de le faire à Franklin à cause des travaux du tramway », a rappelé au micro, sur un ton perplexe, le patron de la CGT locale, Pierre Lebas. Au regard des maigres espoirs de réussite d'un large rassemblement dominical, les presque 400 personnes réunies sur le front de mer apparaissent finalement comme un score honorable. Mais pas suffisant pour organiser un quelconque défilé. Pendant un peu plus d'une heure en fin de matinée, les centaines de manifestants, représentants syndicaux, associatifs et politiques de gauche se sont contentées de stationner face à la Porte océane, à l'écoute du message unitaire diffusé par l'intersyndicale CGT-CFDT-FSU et Solidaires. En attendant le contre-G8 La même qui avait témoigné de son efficacité au Havre lors du long conflit sur la réforme des retraites. Depuis, les revendications n'ont pas beaucoup évolué, malgré l'apparition de nouvelles promesses. « Mais ce n'est pas d'une prime de 1000 € dont les travailleurs ont besoin, répond une militante CGT. Ce qu'ils veulent c'est une hausse durable des salaires ! » Hier, l'appel intersyndical s'est également teinté d'une dimension internationale d'actualité (solidarité avec les révolutions arabes, solidarité européenne contre les politiques d'austérité », comme une préfiguration du grand rassemblement attendu dans trois semaines contre le G8 de Deauville. Au gré des discours et conversations, les préoccupations liées à son organisation reléguaient d'ailleurs au second plan la relative réussite de ce 1er mai. Thomas Dubois. (source le havre libre)
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