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Vendredi 8 Avril 2011:

 

 

Jour de grève dans les écoles

Enseignement. Alors que la carte scolaire doit tomber aujourd'hui, de nombreux établissements manifestent.

Annulation des suppressions de postes annoncées, ouverture des classes nécessaires... les revendications des syndicats d'enseignants (SNUipp-FSU, SE-Unsa, la CGT Éduc'Action, le SGEN-CFDT, Sud-Éducation) sont multiples. Tous donneront de la voix aujourd'hui devant l'inspection académique, rue du Père-Flavigny. Le rassemblement est programmé à 10 h 30. Nombreux sont les parents d'élèves qui se joindront au mouvement.

Hier, certains organisaient des journées « école morte » aux portes des établissements. Ainsi, à Gonfreville-l'Orcher , les écoles élémentaires Jean-Jaurès et Turgauville, toutes classées en zone d'éducation prioritaire, n'ont accueilli qu'une poignée d'élèves. « Nous avons demandé aux parents de garder les enfants à la maison », explique Brigitte Ledrait, maman d'une élève scolarisée en CM2 à Turgauville. Objectif de cette opération : protester contre la fermeture d'une classe à la rentrée prochaine.

Fermer pour rouvrir ?

« Ici, nous avons une équipe enseignante qui tourne bien », poursuit-elle. Plusieurs constructions sont sorties de terre ces derniers mois dans le quartier. Et donc l'espoir de voir arriver de nouveaux enfants en septembre. Le constat est le même à l'école Jean-Jaurès voisine. « Le maire a réaffirmé que les premières livraisons du nouveau quartier du Chemin-vert doivent intervenir à la fin de ce mois-ci. Et d'ici septembre, tout sera livré », indiquent des parents d'élèves.

Autres écoles mortes hier, à Caucriauville, au Havre, Grouchy 1 et Grouchy 2 sont restées quasi vides, à l'appel des parents d'élèves également. A La Remuée aussi, le mouvement de grogne s'est poursuivi. L'école est restée occupée toute la journée et les familles ont distribué des tracts aux automobilistes, aux abords de l'établissement.

A l'école Théophile-Gautier, L'inquiétude est également présente. Dans cette ZEP, les problèmes sont de plus en plus nombreux. « Nous allons perdre une classe pour seulement dix élèves. Et alors même que des constructions sont en cours au Grand hameau. C'est purement comptable, s'indigne l'équipe enseignante. On s'occupe des chiffres mais pas de la réalité du terrain. Plus les classes sont chargées et plus c'est difficile de gérer les enfants qui posent problème. » C'est aujourd'hui que tous devraient être fixés.

(source le havre libre)

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