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Jeudi 21 Avril 2011:
Hausse programmée de l'électricité En application à la loi Nome, qui attribue 25 % de la production nucléaire au privé, le gouvernement a arbitré en faveur d'EDF. Le prix de cession du mégawattheure sera de 42 euros à compter du 1er janvier prochain. Le gouvernement a délivré ses arbitrages sur la loi portant sur la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), qui oblige EDF a céder 25 % de la production électronucléaire à ses concurrents. Le prix de cession est fixé à 42 euros. Il sera applicable à partir du 1er janvier prochain après une période d'adaptation de six mois pendant laquelle il sera de 40 euros. Le gouvernement a finalement arbitré en faveur du PDG d'EDF, Henri Proglio, qui estime qu'en dessous de 42 euros, le prix d'Accès régulé à l'électricité nucléaire historique (Arenh) serait bradé. Sans surprise, la décision du gouvernement a été fraîchement accueillie par les concurrents de l'opérateur historique. Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit « regretter cette décision » qui « va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de l'électricité ». GDF Suez et Poweo ont mené un intense lobbying pour obtenir que le prix de cession ne dépasse pas 35 euros, c'est-à-dire le niveau estimé du coût de production du mégawattheure. Et pour cause, faiblement producteurs d'électricité, ces groupes misaient sur l'accès à la production électronucléaire pour concurrencer EDF. La loi Nome devrait entraîner une hausse de l'ordre de 30 % en cinq ans du tarif réglementé de l'électricité. Pierre-Henri Lab (source L'Humanité)
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