> Presse —>3000 classes seront supprimées |
Lundi 18 Avril 2011:
3000 classes seront supprimées Éducation. La colère monte contre les fermetures de classes prévues à la rentrée de septembre. Le ministre tente de justifier la suppression de 9000 postes d'enseignants. Parents d'élèves et syndicats d'enseignants se mobilisent contre la disparition prévue, selon eux, de 1500 à 3000 classes de primaire et de maternelle à la rentrée 2011. Cette situation découle de la suppression de 9000 postes d'enseignants et de remplaçants dans le cadre de la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Des parents d'élèves ont organisé depuis plusieurs semaines des rassemblements et des occupations d'école en province (notamment en Normandie) et même en île-de-France pour s'opposer aux projets de fermeture. Beaucoup ont reçu le soutien d'élus locaux, y compris de membres de l'UMP. D'autres actions sont programmées cette semaine, en particulier dans le Jura où dix villages risquent de se retrouver sans école à la rentrée. La FCPE, qui a lancé une pétition nationale, prévoit une manifestation le 18 mai. Dénonçant une « certaine désinformation », le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, a répondu hier dimanche qu'il ne s'agissait pas d'un problème de moyens mais d'une adaptation, académie par académie, en fonction des besoins. « Le budget est le plus important jamais consacré à l'Éducation nationale, 60,5 milliards d'euros, a-t-il expliqué sur Europe 1. Alors que le budget de l'État est à évolution zéro, ce budget de l'Éducation augmente de 1,6 % […] Donc, les moyens, ils sont là. » Sans contester la légère augmentation (4900) du nombre d'élèves, Luc Chatel a répété que le budget de l'Éducation ne pouvait continuer à augmenter à l'infini et que sa politique visait à rendre le système plus efficient. « Nous travaillons main dans la main avec les recteurs, les inspecteurs d'académie, au plus près du terrain […] C'est aux acteurs de voir comment le système peut mieux s'organiser », a-t-il dit. Mais ce discours ne satisfait pas la Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE), qui exige « l'arrêt de la politique de démantèlement de l'École publique ». Échaudés par l'échec de la mobilisation nationale du 10 février dernier, les syndicats d'enseignants se joindront néanmoins à la mobilisation des parents le 18 mai. Selon le Journal du dimanche (JDD) de nombreux maires et élus, y compris de la majorité, commencent officieusement à remettre en cause le dogme du non-emplacement d'un fonctionnaire sur deux, surtout à un an de l'élection présidentielle. Le problème se poserait également de façon criante au sein des forces de l'ordre. « Dans la police, ce ne sera pas facile d'appliquer le un sur deux », a a récemment déclaré le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Luc Chatel a assuré hier qu'il n'était pas question de revenir sur cette règle compte tenu des contraintes budgétaires de la France. (source le havre libre)
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