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Jeudi 14 Avril 2011:
FO appelle Renault à assumer Social. Force Ouvrière alerte à son tour sur les cas d'anciens salariés pénalisés par la réforme des retraites. « Cela fait des mois et des mois que l'on alerte la direction à ce sujet », tient à faire savoir Vincent Lefrançois, secrétaire de Force Ouvrière à Renault Sandouville, suite à l'alerte lancée par d'anciens salariés ayant quitté l'entreprise dans le cadre du PRV (Plan Renault volontariat) acté en 2008, et aujourd'hui pénalisés par la réforme des retraites. « Ce PRV était une décision unilatérale de la direction du groupe, à laquelle nous n'avons adhéré en aucun cas, tout comme la CFE-CGC », lance l'élu syndical en écho aux indications de la CGT, qui rappelait avoir refusé de cautionner le dispositif accepté à l'époque par près de 4000 employés du groupe, dont la plus grande partie à Sandouville. De son côté, FO affirme avoir été contacté par une dizaine d'anciens collègues partageant la situation de Claude Salerne, Jean-Louis Lefebvre et Patrice Deuve, les trois salariés ayant témoigné dans nos colonnes. Trois seniors qui s'estiment trompés, car encouragés selon eux à profiter du PRV leur promettant un départ anticipé à la retraite avec une assurance de revenus jusqu'à 60 ans. Mais cette barre symbolique a depuis sauté avec la réforme des retraites... et le recul de l'âge Légal de départ signifie désormais pour eux une perte potentielle considérable de revenus. Demandes de réintégration À moins de retrouver du travail, hypothèse difficilement envisageable au regard de leurs âges et, pour certains, de leurs taux de handicap hérités des années passées sur les chaînes. « Nous avons fait des demandes de réintégration qui sont restées sans réponse », indique Vincent Lefrançois. La direction de Renault, en effet, argue du fait qu'en acceptant le PRV, les employés concernés ont par la même occasion acté leur départ définitif de l'entreprise. « La solution se trouve uniquement là », assure pourtant le délégué FO. « Renault doit convenir d'une rallonge financière. » D'une autre manière, c'est aussi ce que suggère la CGT, qui milite pour leur prise en charge dans le cadre du récent plan de départ anticipé au titre de la pénibilité, en passe d'être mis en œuvre. Quitte à ce que l'État l'impose à Renault. Surtout à l'heure où le constructeur automobile s'acquitte aujourd'hui « de presque 12 millions d'euros pour une affaire d'espionnage qui n'a jamais eu lieu », commente avec amertume Nicolas Guermonprez pour la CGT. Vincent Lefrançois confirme : « c'est très mal vécu aujourd'hui par les ouvriers, eux qui ont tous souffert de la baisse de leur pouvoir d'achat ». Thomas Dubois (source le havre libre)
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