> Presse —> Les syndicats ne désarment pas |
Vendredi 15 Octobre 2010:
Les syndicats ne désarment pas Retraites. Malgré le succès mitigé des grèves, sauf dans le secteur très stratégique des raffineries, les syndicats tiennent bon et appellent à une nouvelle journée d'actions le 19. Les syndicats ont assuré hier que la mobilisation contre le projet de réforme des retraites était bien ancrée dans le pays malgré le succès mitigé des grèves, sauf dans le secteur stratégique des raffineries. Avant une nouvelle journée de manifestations prévue samedi, puis une sixième le mardi 19 octobre, les grèves semblaient perdre de l'ampleur dans la plupart des secteurs. La fermeté reste cependant de mise chez les syndicats, à l'image de Didier Le Reste, dirigeant de la CGT-cheminots, qui fustige la « désinvolture » du gouvernement, qui a refusé de revoir en profondeur son projet de réforme des retraites. « La messe n'est pas dite. La mobilisation est ancrée » « On ne négocie pas, c'est à marche forcée », a-t-il déclaré. « Il y a un mépris, une désinvolture vis-à-vis des millions de manifestants. » « La messe n'est pas dite », a-t-il ajouté. « La mobilisation est ancrée. Elle se poursuit ». Même détermination du côté de la FNME-CGT (mines et énergie), en pointe dans le conflit. « La mobilisation, loin de faiblir, s'élargit et s'ancre dans la durée », dit cette dernière dans un communiqué. « Pas question de lâcher. Aujourd'hui, l'espoir et le rapport de force sont du côté des salariés. » Le vote des sénateurs sur la réforme des retraites, qui devait avoir lieu samedi prochain, a été reporté au mercredi 20 octobre. Il reste une vingtaine d'articles et quelque huit cents amendements à débattre sur le millier déposé sur ce texte auquel s'opposent fermement tous les syndicats et l'opposition de gauche. Les deux articles les plus importants, qui reportent de 60 à 62 l'âge légal de départ en retraite et de 65 à 67 ans l'âge permettant de toucher une retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés, ont déjà été adoptés. « Compte tenu de l'importance de l'enjeu, on n'est pas à trois jours près », a déclaré hier le chef de file des sénateurs UMP, Gérard Longuet. « Un dialogue va s'ouvrir. » Le mouvement semblait hier en perte de vitesse à la SNCF, où la grève a été reconduite mais où la direction faisait état hier d'un « trafic en amélioration ». À la RATP, le trafic était normal ou quasi normal, sauf dans le RER B. Mais le conflit continue de se durcir dans les raffineries. Neuf d'entre elles, sur douze, étaient bloquées par les salariés et une seule, celle de Port-Jérôme, en Seine-Maritime, fonctionnait encore normalement jeudi matin. « On a un pouvoir énorme ici, on peut bloquer le pays », a dit à Pascale Jacob, délégué CGT de la raffinerie de Feyzin (Rhône), bloquée depuis mardi. « Les routiers ne sont pas en grève mais s'ils s'y mettent, ça va faire mal ». (source le havre libre)
|