> Presse —> Le PCF invite « le peuple » à « l'union populaire » |
Dimanche 24 Octobre 2010:
Le PCF invite « le peuple » à « l'union populaire » La direction communiste lance une adresse aux citoyens pour amplifier le mouvement sur les retraites et construire, avec le Front de gauche, une politique de rupture avec le libéralisme. « Tout mettre en œuvre pour que le mouvement se développe, pour en élargir l'assise populaire et participer à le faire gagner. C'est la tâche de l'heure pour les communistes énoncée par Éric Corbeaux, ouvrant hier les travaux du Conseil national du PCF. La direction communiste a fait le point des l'activité déployée par le Parti qui a contribué à la montée en puissance de la lutte sociale, et proposé de nouvelles initiatives. Outre la « collecte nationale en solidarité avec les salariés dans l'action » initiée par le Front de gauche et qui devrait connaître un temps fort, cet après-midi, sur le parvis du Centre Pompidou, à Paris, un autre rendez-vous a été décidé, avec le Front de gauche et l'Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr), « un appel est lancé à tous les élus de gauche à se rassembler, mardi, devant les préfectures en province et à midi, à Paris en direction de l'Élysée ». Par ailleurs, une « adresse au peuple de France » a été rendue publique. « Nous le disons haut et fort : rien n'est joué », écrivent les communistes, qui, tout en appelant à « amplifier » encore la mobilisation les 28 octobre et 6 novembre, posent question de sa traduction politique. « Nous voulons construire dès maintenant les changements politiques qui permettront à la gauche de rompre avec les logiques libérales que prônent le Medef, la Commission européenne ou le FMI », poursuit le document. Pour y parvenir « c'est à vous, à nous ensemble de dire : voilà ce que la gauche devra faire », expliquent les communistes, qui proposent à tous de « construire, ensemble, un pacte d'union populaire ». « Se soumettre ou se dégager des exigences libérales, c'est bien l'enjeu pour la gauche dans la période qui s'ouvre », résume Éric Corbeaux. Faire entrer les acteurs dans le débat politiques
L'ancien secrétaire de la fédération du Nord pointe le « risque d'une gauche qui, certes, gagne face a Sarkozy, mais échoue ou renonce à changer véritablement de politique ». À commencer par le dossier des retraites, où la position du PS favorable à l'allongement de la durée de cotisation « l'illustre à sa manière », poursuit-il. Pour Pierre Laurent, il s'agit de résorber le « décalage entre le rapport de forces construit par le mouvement et les réponses politiques ». « La réponse politique n'est pas à la hauteur du mouvement, c'est ce chemin difficile qu'il faut ouvrir, en amplifiant le travail de popularisation d'autres solutions pour les retraites, et en proposant aux acteurs du mouvement d'entrer dans le débat politique en leur disant : nous ne pouvons pas résoudre le problème sans vous », a précisé le secrétaire national. Le débat devait se poursuivre, hier soir [NDLR, vendredi soir et aujourd'hui samedi] au Conseil national, par l'audition de personnalités engagées aux côtés du Front de gauche. Sébastien Crépel (source l'Humanité du samedi 23 octobre)
|