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Mercredi 6 Octobre 2010:

 

La gauche lance la riposte

Réactions. Hier, Antoine Rufenacht évoquait dans nos colonnes les grands dossiers de la rentrée. Que pensent les deux principaux opposants au maire du Havre ? Aujourd'hui, Daniel Paul (PCF) et Laurent Logiou (PS) lui répondent.

Paul : « Le maire à du mépris »

Quel sentiment vous inspirent les déclarations du maire du Havre

« Le maire a du mépris à l'égard de tous ceux qui luttent contre l'injustice du projet de réforme des retraites de la droite. Alors, il évoque le pouvoir d'achat en berne et le climat social pour mieux tenter de cacher qu'il y a surtout une prise de conscience collective que cette réforme est profondément injuste alors que les moyens existent pour faire autrement. Mais cela, comme ses amis du gouvernement, il n'en veut pas. »

Et sur un plan plus local ?

« Sur le tramway, qui est nécessaire, les Havrais paient les conséquences du choix de réaliser les travaux simultanément dans tous les quartiers. Il faut ajouter que les itinéraires alternatifs n'ont à l'évidence pas été suffisamment étudiés. Les enjeux urbains, sociaux et environnementaux poussent à donner la priorité aux transports en commun sur Le Havre et l'agglomération. L'avenir ne saurait être à des embouteillages matin et soir. Il faut des parkings de délestage, développer les transports publics et lancer le débat sur une tarification symbolique et même la gratuité. C'est un enjeu crucial. »

Que dites-vous de l'idée du téléphérique ?

« D'abord, sur Deschaseaux, bien sûr qu'il faut garder ce terrain et les salles qui sont sous les tribunes Est et Ouest. Et je rappelle que l'hypothèse d'un téléphérique avait été évoquée au début des années quatre-vingt-dix et nous l'avions reprise dans notre programme de campagne de 2001 sous la forme d'une étude pour un nouveau franchissement de la falaise pour passer de Caucriauville à la ville basse. Par ailleurs, sur Odyssey 21, nous avons eu raison de combattre le projet initial. Si nous ne l'avions pas fait, il y aurait aujourd'hui je ne sais quel

« machin » ingérable qui pèserait sur les finances de la ville et donc des Havrais. Je continue d'être réservé sur l'évolution de ce projet. »

En matière de sécurité, le maire a-t-il raison de réclamer des effectifs de police supplémentaires ?

« Antoine Rufenacht fait semblant de découvrir les conséquences de la politique du gouvernement qu'il soutient. Les effectifs de la police diminuent comme ceux des autres services publics. Et comme dans notre ville, les actes de délinquance ne diminuent pas, bien sûr qu'il y a des problèmes. Mais on ne peut pas, en même temps, défendre une politique et rejeter ses conséquences ! »

Propos recueillis par Stéphane Siret

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