> Presse —> Retraites : la mobilisation se poursuit contre la réforme... |
Jeudi 14 Octobre 2010:
Retraites : la mobilisation se poursuit contre la réforme notamment dans les raffineries Faut-il craindre une pénurie de carburant ? Les grévistes dans les raffineries pourraient jouer un rôle déterminant dans le mouvement social contre la réforme des retraites, avec un durcissement de leurs actions qu'il rend réel le risque de pénurie de carburant. Huit des douze raffineries françaises, dont les six groupes Total, étaient en grève hier, au lendemain d'une première journée nationale de grèves reconductibles. En Haute-Normandie, les syndicats de deux des trois raffineries ont décidé hier la reconduction de la grève et s'apprêtent ce matin à voter de nouveau. Seule, la raffinerie ExxonMobil à Gravenchon échappe au blocage syndical. Chez Total, à la raffinerie de Normandie installée à Gonfreville-l'Orcher, Philippe Saunier de la CGT mène la fronde. « Notre objectif est clair, déclare-t-il. Nous voulons faire plier le gouvernement et le Medef. On fait grève pour que le gouvernement ouvre des négociations. Ça suffit maintenant ! Comme dans beaucoup d'entreprises, nous nous battons. » Depuis mardi, les « réceptions » et « expéditions » sont bloquées. Un arrêt total des unités est programmé. De son côté, Nicolas Vincent, au nom de la CGT à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, Indique que l'arrêt de la production se fera sous 36 heures et que des dépôts pétroliers de la région seront bloqués par des actions ciblées dans les prochaines heures. « Puisque le gouvernement ne veut pas nous écouter quand on est dans la rue, on va appuyer sur la partie économique. Avec les raffineries, on peut bloquer en deux jours l'alimentation en carburant de la France », poursuit Yvon Scornet de la même organisation syndicale. C'est bien la crainte des usagers de la route et de... l'exécutif. L'Union française des industries pétrolière (Ufip) affirme que les stations-service pourraient connaître localement des problèmes d'approvisionnement en carburant d'ici au milieu de la semaine prochaine si le mouvement social se poursuit. « Le gouvernement devra prendre d'ici là une décision sur l'utilisation des stocks stratégiques », précise le président de l'Ufip, Jean-Louis Schilansky. « Les robinets sont fermés » Le mouvement social fait tâche d'huile dans toute la branche pétrolière. C'est le cas notamment au Havre à la Compagnie industrielle de maritime (CIM), où les employés, spécialisés dans le transfert des hydrocarbures pour la Haute-Normandie et le Bassin parisien, ont opté pour l'arrêt de travail reconductible. Fabrice Modeste de la CGT indique que « plus rien ne sort, les robinets sont fermés. » Ce matin, les grévistes doivent décider de la poursuite du mouvement. « Les gars sont très remontés. Je pense clairement que ça va continuer ». De quoi inquiéter un peu plus les automobilistes. M.B.ETBB.L.
Nicolas Sarkozy a demandé hier à son
gouvernement... (source le havre libre)
|