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Vendredi 22 Octobre 2010:
L'État contre Molex Justice. La société américaine a cessé de verser des indemnités à certains de ses anciens employés de Toulouse. L'État va déposer un recours contre Molex qui refuse d'honorer une partie des engagements de son plan social dans son usine toulousaine, a annoncé hier jeudi le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, après une réunion avec le comité de suivi. Molex a annoncé la semaine dernière l'arrêt du paiement des indemnités de congés de reclassement dues à 19 des 283 salariés concernés par le plan social de septembre 2009. L'entreprise américaine entend ainsi répondre à une action engagée devant les prud'hommes par d'anciens salariés de l'usine de Villemur-sur-Tarn, dans la périphérie de Toulouse. « Le comportement de la société américaine Molex est inadmissible et inacceptable à la fois. Je ne peux, nous ne pouvons donc l'accepter, a déclaré Christian Estrosi. En conséquence, j'ai décidé, au nom de l'État, d'enclencher un recours en responsabilité pour comblement de passif contre cette société américaine. » L'État avancera les sommes dues par Molex aux 19 salariés qui ne sont plus versées depuis la fin du mois de septembre, a-t-il ajouté. Le président socialiste de la région Midi-Pyrénées s'est dit « déçu » par ces annonces dans lesquelles il n'y a « rien de nouveau ». « Cette fameuse action judiciaire a peu de chances d'aboutir au regard du droit international », a-t-il estimé. « Rien n'est réglé. Loin de là, même. De nombreuses zones d'ombres demeurent, qui ont été en parties semées par le collègue de Monsieur Estrosi, Monsieur Woerth », a ajouté Martin Malvy. Renault et PSA impliqués Éric Woerth a demandé vendredi dernier aux dirigeants de Molex d'honorer leurs engagements. Il avait donné en mars dernier son aval, malgré l'avis contraire de l'inspection du travail, au licenciement des représentants syndicaux de l'usine. Des dizaines d'ex-salariés, présents devant la préfecture de région où se déroulait cette réunion, ont aussi fait part de leurs « doutes face à des promesses orales qui ne sont a priori que du vent ». Le ministre de l'Industrie a ajouté que les constructeurs automobiles PSA Peugeot Citroën et Renault seraient incités à ne plus collaborer avec ce sous-traitant s'il ne revenait pas sur sa décision. (source le havre libre)
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