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Mardi 10 août 2010:

 

 

« Je veux changer de métier »

Social. Ancien salarié de l'entreprise Isotherma, Franck Bova cherche à se reconvertir comme chauffeur de bus.

Franck Bova avait accepté de témoigner dans nos colonnes, depuis chez lui à Turretot. C'était le 20 février dernier. Le conflit social battait alors son plein au sein de l'entreprise Isotherma. À l'époque il n'était pas encore question de liquidation, malgré une situation financière calamiteuse. Marié et père de quatre enfants, Franck Bova, unique revenu du foyer, faisait partie de ces salariés privés de mutuelles et confrontés à des retards de salaires, pendant que s'accumulaient les dettes.

Faits divers

Six mois ont passé. Le sort d'Isotherma a été définitivement scellé en mai. Une liquidation qui fit presque office de soulagement au terme d'un feuilleton judiciaire éprouvant, d'épisodes dérivant parfois vers les faits divers (la séquestration de trois cadres sur le site de Montivilliers). C'est d'ailleurs dans cette rubrique que s'écrit l'épilogue d'Isotherma, les enquêteurs de la brigade financière ayant récemment épluché les comptes de l'entreprise, poussés par des soupçons de malversations.

Sans qu'un lien direct n'ait pu être établi avec cette procédure, l'ancien comptable de la société reste quant à lui

« porté disparu » depuis le 15 juin.

« Galéré pour les indemnités »

Franck Bova, lui, a décidé de tourner radicalement la page. S'il n'a toujours pas de travail, c'est parce qu'il s'est engagé dans une démarche de reconversion. « Dans ma branche, j'aurais pu trouver facilement du boulot », indique l'ancien réceptionneur d'échafaudages. « À Isotherma, nous avions un savoir-faire qui était reconnu. Mais je veux changer de métier ! » De formations en rendez-vous à Pôle Emploi, il conserve l'espoir de devenir chauffeur de bus.

Financièrement, Franck Bova et sa famille ont retrouvé une certaine stabilité. « Mais ça ne fait pas

longtemps ! » précise ce dernier. « On a galéré pour toucher nos indemnités ces deux derniers mois. »

En attendant que revienne définitivement la sérénité, la rancune, elle, n'est pas près de s'estomper. « J'espère que l'ancienne direction en prendra plein la tête ! »

T. D.

(source le havre libre du mardi 10 août)

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