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Mardi 31 août 2010:

 

 

Bolbec. Un comité central d'entreprise doit se tenir ce mardi.

Plus d'infos sur l'avenir de Cooper aujourd'hui ?

Aujourd'hui, les salariés de Cooper-Standard Automotive espèrent avoir des éléments d'information quant à leur avenir, car un comité central d'entreprise doit se tenir ce mardi. Ils sont dans le flou depuis déjà plusieurs mois.

Au début de l'été, afin d'en savoir un peu plus sur l'intervention du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) à l'égard de Cooper-Standard, Céline Brulin, conseillère municipale de la minorité, avait écrit au directeur du FMEA. Hervé Guyot avait répondu à cette lettre le 16 juillet. S'il reconnaît que le FMEA a bien « été impliqué dans ce dossier, aucune décision d'investissement formelle n'a été prise à ce stade », écrit-il en premier lieu.

 

Projet de regroupement

Et de poursuivre : « Le FMEA est amené à investir dans des entreprises qui ont souvent été fortement affectées par la crise. » Pour lui, le FMEA « n'a pas vocation à empêcher l'entreprise de s'adapter à des évolutions structurelles de son marché. Il vise à lui fournir les moyens de poursuivre son activité en s'adaptant à ces évolutions. » Et de souligner dans ce courrier : « Les deux sociétés porteuses du projet de rapprochement qui ont sollicité la FMEA […] ont décidé de mutualiser leurs capacités afin d'atteindre une taille critique, nécessaire au maintien de leur activité. Le projet de regroupement envisagé permettrait de pérenniser plus de 1600 emplois en France. Il prévoit par ailleurs des investissements de l'ordre de 30 millions d'euros sur les trois prochaines années. »

La réaction de Céline Brulin à la lecture de cette réponse a été la colère : « Dans mon courrier, je demandais des précisions. Mais le directeur du FMEA est très évasif. Cette réponse ne me convient pas. Les investissements du FMEA sont réalisés en partie avec de l'argent public. La puissance publique a son mot à dire sur l'utilisation de ces fonds […]. Il parle de pérenniser 1600 emplois en France mais où, lesquels ? Si c'est pour fermer Bolbec et tout remettre en Bretagne (en référence à une éventuelle fusion avec la Barre-Thomas qu'elle évoquait dans son courrier), ça ne me convient pas. »

(source le havre libre)

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