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Mardi 5 Octobre 2010:
Citron en redressement Économie. Avec 120 salariés, la société Citron est en redressement judiciaire. Et dans l'œil de l'administration. Très mauvaise passe pour l'entreprise havraise Citron, installé dans la zone industrielle et portuaire. Depuis quelques jours, l'entreprise de recyclage et de traitement des déchets est passé dans les mains d'un administrateur judiciaire, Me Beillard, après que le tribunal de commerce du Havre l'a placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Cette mesure aurait été prise à la suite d'une assignation de l'Urssaf pour des impayés. « Ils doivent deux ans de cotisation », explique un proche du dossier. Filiale d'une holding suisse basée à Zurich, Citron emploie cent vingt personnes au Havre. Depuis des années, elle est sous la surveillance constante de l'administration qui, plusieurs fois, l'a rappelée à l'ordre, mais aussi des associations écologistes qui l'ont assignée en justice à de multiples reprises pour des problèmes environnementaux. Récemment, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal, ex-Drire) aurait imposé à l'entreprise une consignation de 3,4 millions d'euros à verser au Trésor public. Motif : le non-respect d'une mise en demeure obligeant Citron à évacuer des terres polluées et stockées sans autorisation sur son site. « Maladies professionnelles » Aujourd'hui, ce sont les organisations syndicales qui ont pris le relais pour dénoncer une situation « grave » et des conditions sanitaires « déplorables ». La semaine passée, à l'appel du principal syndicat de l'entreprise, la CFE-CGC, une manifestation a lieu sur le pont de Normandie pour mettre en lumière « les risques sanitaires » que ferait encourir l'entreprise à ses salariés et ceux des sites voisins par les rejets atmosphériques. « À ceux qui disent que nous mettons en péril l'entreprise, je dis, explique Thierry Coesme, le délégué CFE-CGC, que je préfère 120 chômeurs en bonne santé que 120 salariés qui développent des maladies professionnelles. » Une réunion du CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail ) s'est déroulée jeudi dernier. « Elle a tourné court », souligne un cadre qui ajoute que le préfet a été saisi en juillet dernier. « Mais nous n'avons pas de réponse », ajoute-t-il. ST. S. (source de havre libre)
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