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Lundi 22 Novembre 2010:
Chômage en vue pour Sandouville L'usine Renault de Seine-Maritime, se prépare une année 2011 placée sous le signe de l'austérité. La direction a annoncé soixante à soixante-dix jours de chômage partiel. Durement impactés par la crise en 2008, les Renault de Sandouville vont subir soixante à soixante-dix jours de chômage technique en 2011. Une nouvelle période sans activité, qui s'ajoute à celle de soixante jours en 2010. Sachant que, cette fois, l'inactivité aura des répercussions financières. Au 31 décembre, les compensations de l'État et du constructeur automobile pour garantir 100 % du salaire en période de chômage technique s'arrêteront. « Cette fois, on risque de perdre de l'argent », s'inquiète la CGT. Cette annonce a été faite lors d'un comité d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu mercredi dans l'usine. « On s'attendait à du chômage forcé, mais pas à ce point-là », réagit Nicolas Guermonprez, secrétaire CGT. Renault prévoit en effet de ne produire que 53 000 véhicules en 2011, contre 69 000 en 2010. De fait, les chaînes de production de l'Espace seront quarante-quatre jours à l'arrêt et trente-cinq jours pour la Laguna au premier semestre. Du coup, l'été prochain, la production sera interrompue deux mois d'affilée pour installer les machines qui fabriqueront le nouvel utilitaire Trafic. La direction de Renault ayant annoncé la relocalisation de la fabrication de ce véhicule à Sandouville pour sauver l'usine. « On nous parle de mévente, mais celle-ci a bon dos parce que Renault a préféré faire fabriquer son haut de gamme Latitude en Corée plutôt qu'à Sandouville », peste Nicolas Germonprez. Mais, en dépit du recours massif au chômage partiel, quelque 816 salariés sur les 2300 que compte l'usine normande resteront en situation de sureffectif en 2011. « Malgré les 1300 départs liés à la crise, la situation n'a pas changé », déplore le syndicaliste, inquiet pour ce volant de salariés. « Cette année, Renault a déplacé en moyenne 260 salariés de Sandouville vers d'autres sites comme Cléon ou Flins. Mais, l'année prochaine, ce sera 800 salariés qu'elle va devoir déplacer. Où ? Qui ? Comment ? Nous n'avons pas de réponse à ce jour », indique Nicolas Germonprez. Ce dernier regrette en outre que personne n'ait pris en compte le projet industriel alternatif proposé par la CGT pour Sandouville. Alexandr Chaignon (source l'Humanité du samedi 20 novembre)
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