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Samedi 2 Octobre 2010:
Audience demandée à l'État Social. Les Unions maritimes et portuaires cherchent une oreille au plus haut niveau de l'État pour sauver les ports. « Alors que la réforme portuaire était bien avancée dans la majorité des ports, le hasard des calendriers fait que les discussions engagées se télescopent avec le projet de réforme sur les retraites et que revient sur la table de manière significative le sujet de la pénibilité. Ce week-end, les ports de France sont en grève pour 72 heures. Depuis le début de l'année, dans six ports sur sept se sont entre 2 et 6 heures par jour qui ne sont pas travaillées. » À la tête de l'Union maritime et portuaire de France (UMPF) et de l'Union maritime et portuaire du Havre (UMEP), le président Christian Leroux tire la sonnette d'alarme. Une situation dramatique au point qu'il vient de demander au nom des communautés portuaires françaises un entretien au plus haut niveau de l'État. « La pénibilité est le point d'achoppement, mais quel que soit le préjudice subi par les ports, le gouvernement semble éluder le dossier. Personne ne mesure la situation, pourtant les conséquences des mouvements sociaux sont excessivement graves. » Perte d'escales, détournement de navires et de trafics au profit des ports nord européens, coût d'immobilisation des navires, des conteneurs : la liste dressée par l'UMPF est longue. Les ports français sacrifiés « Nous ne voulons pas être des spectateurs de la situation. Derrière nos entreprises il y a des salariés, des clients. Il faut que l'État en prenne conscience, c'est pourquoi nous demandons avec mes confrères des ports de France un entretien à Matignon ou à l'Élysée. Nicolas Sarkozy en visite officielle au Havre le 16 juillet 2009 réaffirmait avec force que les ports, véritables poumons économiques de notre pays, oubliés depuis des décennies par l'État, devaient voir une véritable politique de la mer se mettre en place pour combler ce retard historique. Que reste-t-il du discours ? Personne n'a conscience de la gravité des événements. Les ports français sont sacrifiés. » Aujourd'hui, l'UMPF demande à l'État de prendre d'urgence ses responsabilités... « pour éviter, comme le ministre Bussereau l'a dit lui-même, que nos ports « crèvent ». ST. R. (source le havre libre)
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