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Mardi 31 août 2010:
Analyse d'un parlementaire Caux. L'actualité est riche pour la rentrée. Voici le tour d'horizon du député Jean-Paul Lecoq qui livre ses priorités pour le territoire. Jean-Paul Lecoq est député (Gauche démocrate et républicaine) de la sixième circonscription de Seine-Maritime. Il a notamment la charge des cantons de Bolbec et Lillebonne. À quelques jours de la rentrée, nous lui avons demandé quelles étaient ses préoccupations et ses priorités concernant le territoire dans les mois à venir. Pour vous, quels sont les grands dossiers de la rentrée ? « Pour le territoire, c'est incontestablement l'aspect économique qui est pour moi source de préoccupations. Avec l'annonce cet été d'Exxon qui veut supprimer des emplois à Port- Jérôme, Il est clair qu'il va falloir suivre le problème de très près. Je suis déjà en contact avec les syndicats et je vais également demander à rencontrer la direction. Il faut anticiper les choses. Il est nécessaire, par exemple, d'évoquer l'avenir de l'industrie pétrolière et chimique dans les années à venir, voir comment les métiers vont évoluer également. Il ne faut pas fuir le débat. J'ai d'autres sources de préoccupation, le devenir incertain de l'entreprise Hexion, par exemple, qui emploie à Bolbec une quinzaine de personnes dans le domaine de la chimie. Impossible également de ne pas évoquer l'avenir de Cooper à Bolbec. En juin, j'ai eu l'occasion de rencontrer la direction. J'ai également rencontré Pierre Méhaignerie dans la Mayenne dans le cadre du dossier. Un CEE extraordinaire doit se tenir en septembre et il faut rester mobilisé. Il ne faut pas oublier le dossier agricole avec les graves problèmes rencontrés par les producteurs de lait. Il faut être attentif et solidaire. Dans un autre domaine, mon travail consiste aussi à voir si la rentrée scolaire se déroule bien sur le territoire, si les moyens sont suffisants. » Avez-vous d'autres priorités pour les cantons ? « Je me sens un peu seul sur ce sujet, mais je veux me battre pour que l'on puisse utiliser les voies ferrées déjà existantes à Bolbec, Lillebonne, Gravenchon et Gruchet. Plus un territoire est équipé en matière de transport, plus il sera performant et compétitif. Je pense qu'il faut porter cette idée aussi bien pour le fret avec un maillage entre Port-Jérôme et le port du Havre mais aussi avec une offre pour les transports de passagers. Le territoire Caux vallée de Seine est idéalement placé pour les échanges puisqu'il se situe à la fois le long de l'autoroute, le long de la Seine et le long d'une voie ferrée. C'est un atout énorme. » Ne craignez-vous pas que la communauté de communes ne disparaisse un jour au profit de ses voisins ? « Les territoires doivent s'organiser dans l'intérêt des gens, pas dans l'intérêt des barons. Tout doit être fait pour apporter aux habitants une bonne qualité de vie. Je pense que les communautés de communes peuvent s'unir si la garantie est d'apporter un essor nouveau. Par contre, un territoire trop grand serait absurde. Le risque serait de voir naître des sous-territoires. Or la notion de proximité est indispensable. La taille doit correspondre aux besoins. Les élus de la communauté de communes Caux vallée de la Seine ont su agir sur les questions de la vie quotidienne comme l'installation d'une école de musique, la création d'une police intercommunale, etc. Je n'ai qu'une crainte pour l'avenir, celle de voir les préfets être les seuls maîtres de l'organisation de nos territoires. Je partage également la crainte des élus sur la réduction actuelle des budgets alloués aux collectivités locales et territoriales. » Propos recueillis par François Hauguel (source le havre libre)
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