> Presse —> Mardi 24 Novembre 2009 |
Raoul-Dufy : éviter la panique Santé. Grippe A oblige, le collège a renvoyé chez eux dix-neuf élèves hier et répondu aux interrogations des parents. Ils quittent la rie dicquemare vers 8 heures, rejoignant avec leur prof le gymnase Herriot pour deux heure d'EPS. Les dix-neuf élèves épargnés par la maladie de la 6ème2 du collège Raoul-Dufy sont bien présents à l'heure de la reprise, hier lundi. Un fait qui surprendra des parents et provoquera une valse des coups de fil à destination de la direction et l'établissement. Annoncée dans nos colonnes en ce lundi matin, la décision précise ce week-end par la préfecture de fermer cette classe, touchée par une succession de cas de grippe. A, ne sera effective qu'à 10 heures à l'issue du cours de sport. « Nous pouvions ne pas anticiper la décision » « Nous ne pouvions pas anticiper une décision qui ne dépend pas de nous. Nous sommes dans l'attente de sa notification. Dès cet instant, les familles des enfants de cette classe et celles des élèves qui ont été en contact avec eux seront visés », insiste le principal, Marc Lecoq, vers 8h20, dans l'attente du message de l'inspection académique qui doit relayer l'information de l'arrété préfectoral. A 10 heures, donc, il réunit la classe. Sauf prorogation du texte qui vise à empêcher une plus large propagation du virus à Raoul Duft, elle est fermée jusqu'au lundi 30 novembre. Les parents doivent venir cher leurs protégés, invités à se rendre sur le site Internet du collègue pour poursuivre au mieux l'apprentissage du programme. « On a renvoyé des élèves qui avaient été malades et absents la semaine dernière », soupire un enseignant. Les parents des autres classes, eux, n'ont eu la plupart du temps connaissance d'une concentration de cas de grippe A que par la rumeur enfantine qui courait. Pas d'affichage, pas d'information générale jusqu'à samedi. « L'idée n'est pas la rétention. Il faut éviter la panique » « On nous avait prévenus qu'on n'aurait peut-être pas classe aujourd'hui », confie toutefois un gamin de la fameuse 6e. « On discutait un peu de cette histoire à la récré », explique un élève d'une autre 6e, « Toutes les personnes considérées à risques, adultes et enfants du collège avaient été prévenues de la situation, font remarquer le principal et son adjoint. Mais avec 722 élèves, il est sage de limiter les effets de psychoses. L'idée n'est pas la rétention d'information, mais d'éviter de faire paniquer les gens. Dans cette classe de vingt-six élèves, le bilan était de treize cas vendredi, soit des cas avérés de grippe A, soit des symptômes grippaux. Treize cas, cela représente 2 % de notre effectif. Il y a trois ou quatre cas sur l'ensemble des autres classes. » Probables ou avérés, les cas était assez nombreux (au moins égaux à trois pour une même classe la même semaine) pour que le représentant de l'État tranche. Les absences surveillées de près « Lundi dernier, deux élèves de la classe étaient malades. Un troisième l'était mardi. Mercredi, la classe n'avais pas cours. Et jeudi, nous avons appris l'existence de quatre cas avérés de grippe A et de six suspicions.» Face à des élèves en proie à la toux, le principale a alors signalé la situation à l'inspection académique, au rectorat et à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Il continue aujourd'hui à « faire le point, plusieurs fois par jour, sur les absences ». En prévision des vaccinations prévues début décembre au collège, les formulaires de la campagne ont été distribués aux parents. A. R. ET A. CH.
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