> Presse  —>  Mercredi 25 Novembre 2009

 

Le nouveau souffle du PC

Plique. 84 % des militants veulent « une liste de large rassemblement populaire », dans l'esprit du Front de gauche. Qui mènera : Lecoq, Brulin, Jumel... Le jeu est ouvert.

Les Régionales

A une écrasante majorité 83,8 % - les militants communistes de Haute Normandie se sont prononcés pour une liste de gauche « combative » et « de large rassemblement populaire » réunissant outre le PC, le Parti de gauche, la Gauche unitaire, République et socialisme. A cet acte II du Front de gauche initié pour les européennes, « l'ouverture » s'étend aux militants du mouvement social, à des élus locaux de différentes sensibilités, des personnalités du mouvement associatif... « Tous doivent se mobiliser pour apporter un nouveau souffle en Haute-Normandie » plaident Céline Brelin, secrétaire du PC en Seine-Maritime et Christian Jutel, son homologue de l'Eure. Et pour incarner ce nouveau souffle, rien de tel qu'un (e) élu (e) à l'image flatteuse au-delà des premiers certes du parti et encore auréolé de conquêtes. Jean-Paul Lecoq répond pleinement à ces critères. Le mairede Gonfreville-l'Orcher a arraché la 6e circonscription de Seine-Maritime (Le Havre-Gonfreville-Lillebonne) à l'UMP en juin 2007, quelques semaines après la déroute communiste à la présidentielle. Moins d'un an plus tard, Sébastien Jumel l'emportait à Dieppe dès le premier tour. Le troisième homme est... une jeune femme. Céline Brulin a su faire bouger les lignes du PC de Seine-Maritime réputé très orthodoxe depuis qu'elle a été portée à sa tête. Conseillère d'opposition à Bolbec, elle peut à ce titre faire valoir son expérience d'élue de terrain. « Nous sommes plusieurs à être légitimes » explique Jean-Paul Lecoq depuis le siège des Nations unies à New York où il est en mission. « La question de la tête de liste sera discutée avec nos partenaires et je suis disponible si nos amis et partenaires me demandent d'y aller » ajoute celui qui fut vice président de la Région, chargé de la Santé de 2004 à 2007. « Nous nous devons de rassembler à gauche mais la diversité est une force » juge Sébastien Jumel. Le maire de Dieppe entend « crédibiliser à l'échelle régionale avant l'échelon national le fait qu'on peut mener une autre politique offensive face à une droite arrogante ». Il se refuse cependant à dire aujourd'hui qu'il est candidat. « Je suis prêt à servir mais c'est moins une question de personne que de contenu du projet politique ». Le suspense devrait durer jusqu'au début de décembre.

Christophe Preteux

(source Havre Libre)