> Presse —> Dimanche 29 Novembre 2009 |
Mercredi 2 Décembre 2009: Aircelle : le trou d'air en 2010 Social. Inquiétude des salariées d'Aircelle : l'usine pourrait être touchée par dix-huit jours de chômage l'an prochain. Pas question de laisser la porte ouverte à ce qu'ils appellent « le syndrome Renault Sandouville », où le chômage technique « est devenu un mode de gestion ». À la veille d'un comité central d'établissement, aujourd'hui au siège de l'entreprise, en région parisienne, une centaine de salariés du site d'Aircelle, à Gonfreville-l'Orcher, a débrayé hier, en fin de matinée, pour manifester son inquiétude face à un avenir incertain. « Dans l'aéronautique, la crise est encore devant nous », souligne Laurent Coussin, délégué syndical CGT. « La direction locale nous à parlé de dix jours de chômage technique en 2010, or, aujourd'hui, nous sommes sur une base de dix-hui jours », ajoute Laurent Coussin. Soit deux jours par mois, hors juillet, août et décembre. « On voit bien la manœuvre, estime Christine Moreau, élu CGT du personnel. La direction veut gérer nos congés comme bon lui semble. » Une situation que le syndicat a dénoncée la semaine passée devant un conseiller de Laurent Wauquiez, le secrétaire d'État à l'emploi. Prud'hommes Cette question des congés est au centre d'un conflit entre la CGT et la direction d'Aircelle depuis des mois. L'entreprise fermera, cette année, deux semaines au moment des fêtes de fin d'année et non plus une seule, comme par le passé. Objectif : absorber la baisse de charge. Cette décision a fait l'objet d'un recours en référé. La CGT vient d'être déboutée de ses demandes, mais va engager une action devant le conseil des prud'hommes, estimant que la direction aurait trop pénaliser sur leur bulletin de paie les salariés ayant participé aux débrayages des dernières semaines. ST. S.
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