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 Réseau-école- de la maternelle à l'université de l'agglomération havraise

 

CR de la réunion du 2 décembre 2005, salle des fêtes de Gonfreville l’Orcher

  Daniel Rome, responsable national

au début de la réunion, a situé le rôle qu'entend jouer le Réseau à l'initiative du PCF, à la fois ouvert à l'ensemble des personnes désirant s'investir pour sauvegarder l'école publique, à un moment où elle est l'objet d'attaques gouvernementales (précarité accrue, baisse de postes, loi Fillon, projet Sarkozy, décrets de Villepin sur l'apprentissage, mise en concurrence des universités…) et être porteur d'un projet démocratique pour la changer.

  La suite du débat a permis de prendre connaissance des expériences intéressantes menées à Gonfreville l’Orcher, concernant le projet éducatif local.

Elles sont le fruit de la  volonté politique d'une municipalité à direction communiste, des moyens conséquents accordés, d’une orientation réfléchie de démocratie participative, associant parents, enseignants et jeunes.

Les actions du Réseau-école- gagneraient à les faire mieux connaître et à s’en servir comme leviers contre le fatalisme et le renoncement.

Pour des intervenants, cette expérience est complémentaire de la demande réaffirmée pour  l'agglomération havraise, d'une " table ronde"sur les conditions d'accueil scolaire et d'enseignement, en relation avec les retards scolaires liés au taux de chômage élevé et aux conditions de  vie difficile, dans les quartiers populaires, pour lesquels des mesures urgentes s'avèrent indispensables.

 A ce sujet la discussion a porté  sur l'exigence d’obtenir pour l’agglomération du Havre:

 1)  l'attribution d'une somme de 25 millions d’euros en moyens supplémentaires

2) de la création au Havre de 800 emplois de jeunes, recrutés sur place, pour animer des activités périscolaires.

 Un accord général s'est dégagé pour assurer l'accueil effectif des enfants de deux ans à l’école maternelle, lorsque la famille le demande, et dans des conditions pédagogiques de bonne qualité (maximum de 15 présents par classe pour ces tout-petits)

 Un  responsable du SNES a fait part de la décision de l'Inspection académique de  remettre à plus tard son intention de supprimer un ou plusieurs collèges au Havre.

 Une telle annonce renforce la détermination, et plusieurs intervenants (dont des parents) expliquent qu’il faut poursuivre l'action d'opposition aux  fermetures déjà  annoncées (CLIS), mais pour entraîner  plus largement les parents, il est nécessaire de réfléchir à des propositions de transformation répondant à la question «  à quoi sert l’école ? ».

 La régression liée à la mise en application par le pouvoir actuel, d'un "socle minimum" de formation, excluant des matières comme la musique, les arts plastiques, l'éducation physique et sportive et du retour à l’apprentissage dès 14 ans, suscite le refus, alors que  tous les élèves, peuvent progresser à condition d'être placés dans des conditions pédagogiques favorables afin de préparer à une qualification, à une vie d'homme et de femme et de citoyen-ne.

  Devant l'ampleur des problèmes, les mesurettes préconisées par Jack Lang, ne peuvent pas être la réponse attendue par les  jeunes et leur famille.

L’éducation ne s'évalue pas par un coût destiné à être réduit,  avec mise en concurrence des formations, des personnes, qui aboutit à l’exclusion d’une partie de la population, mais comme un investissement, où la France prend du retard.

 La remarque a été faite que ce type de réunions  devrait pouvoir  être organisé au Havre, mais le Maire, Mr Rufenacht, exige le paiement exorbitant de la location des salles municipales, alors que ses amis du gouvernement viennent de revenir sur l’abaissement des aides aux associations.

 La volonté du Réseau-école- est de s’élargir encore, de populariser l’exigence d’ une "table ronde" faisant le point argumenté sur la situation et excluant toute nouvelle fermeture, notamment de CLIS et de collèges, dans l’agglomération du Havre, tant que l’inégalité scolaire gardera un degré de gravité reconnu. De créer un observatoire précis de la situation scolaire  dans notre agglomération.

  Une pétition circule, reprenant plusieurs de ces revendications. Elle reçoit partout un bon accueil des parents : déjà plus de 200 signatures recueillies à la sortie de  10 écoles, les 3000 signatures sont visées.

 

( Compte –rendu réalisé et proposé par Patrick Auger et Jean-Pierre Rioual )

 

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