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Le SERVICE PUBLIC de Santé

HAVRAIS en PERIL

400  EMPLOIS  MENACES

 

Notre territoire de santé a une forte densité de population, il est très industrialisé (Nous comptons 20 usines classées SEVESO).

Sa situation sociale est l’une des plus grave de France.

Les indicateurs de santé et l’offre de soins le place en dernière position des régions françaises.

Malgré cela à nouveau l’Agence Régionale de l’hospitalisation se prépare à restructurer, réduire les effectifs et l’offre de soins sous prétexte d’un déficit de 16 millions d’euros.

Cela correspond à 400 emplois soit 10% de l’effectif actuel du GHH.

 

Ce n’est pas acceptable !

 

Fin 2006, le groupe hospitalier du Havre présentait un déficit de 14 millions. Plus grand hôpital général de France, au cœur d'une région qui cumule pathologies et morbidité lourdes, le GHH est sous-doté en moyens humains et financiers. Il manque en effet 103 praticiens pour atteindre la moyenne nationale, et le service d’ophtalmologie fonctionne avec un mi-temps d’ophtalmologiste ! Radiologie et psychiatrie sont sinistrées. Dans la gestion des personnels, les situations précaires se multiplient. Comme la tarification à l’activité dépend du nombre d'actes – directement lié à celui des médecins en exercice, la dotation budgétaire est insuffisante. S’agissant des soins de suite, dont la Cour des comptes a pointé l’insuffisance, il manque 128 lits et, pour 10 lits de médecine et de chirurgie, Le Havre détient 1,82 lit de SSR et la Haute-Normandie 3,57, alors que la moyenne nationale est de 4,02.

La politique de l'ARH ignore les spécificités havraises et, loin de corriger les carences de la T2A, son action aggrave les difficultés et accentue les disparités. Alertés depuis plusieurs années, le ministère et l’ARH ignorent les interventions. Le président du conseil d’administration a lui-même indiqué que les autorités de tutelle ne donnaient pas suite à ses courriers. Ma dernière lettre, relative aux difficultés de la psychiatrie et aux menaces que fait peser la concurrence du privé, n’a pas reçu d’autre réponse qu’un accusé de réception ! Quant au directeur de l’ARH, il a osé répondre aux syndicats qu’il ignorait la dégradation de la situation de la psychiatrie… Face au scandale, on peut craindre que l’ARH ne veuille imposer une nouvelle réduction de l’offre de soins, dont la presse havraise de ce matin fait du reste déjà état. Il en résulterait une nouvelle baisse de l’activité, et, partant, des moyens alloués. La difficulté d’attirer et de retenir des médecins s’en trouverait renforcée, au point que l’on peut se demander si l’objectif n’est pas de favoriser le secteur privé au détriment de l’hôpital. Alors que les responsables du GHH n’ont fait qu’appliquer votre politique, l’établissement se trouve aujourd’hui en grande difficulté, comme l’attestent plusieurs procès-verbaux du conseil d’administration. C’est d’une autre politique dont il a aujourd’hui besoin, assortie de nouveaux moyens pour surmonter les difficultés actuelles.

 

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